Dossier

Carte bancaire volée: conseils pratiques

06 septembre 2018
portefeuille par terre

06 septembre 2018

Bien utiles, les cartes bancaires peuvent vous réserver de mauvaises surprises en cas de perte ou de vol. Quelques précautions et le bon réflexe vous épargneront bien des soucis.

Votre carte bancaire a disparu, volée ou perdue, et un escroc en a profité pour retirer de l'argent ou faire un achat? Ou encore, vous êtes resté en possession de votre carte mais on a utilisé vos coordonnées bancaires pour faire des opérations sans votre autorisation? 

Rassurez-vous, sauf circonstances exceptionnelles, votre préjudice personnel sera limité, voire nul.

Ce que dit la loi

  • Si le titulaire de la carte n’a commis ni action frauduleuse ni négligence grave, il ne supportera aucune opération après avoir notifié la perte ou le vol. 
  • Les transactions frauduleuses entre le vol ou la perte et son signalement ne sont à charge du consommateur qu’avec un maximum de 50€ (nouveau montant depuis le 9/8/2018; auparavant 150€). En d’autres termes, c’est l’émetteur de la carte qui assumera la responsabilité de transactions non autorisées, avec néanmoins une franchise de maximum 50€ à charge de son client. 
  • Si les données de la carte ont été utilisées sans que sa présentation physique soit nécessaire (internet, par exemple) ou si c’est une carte falsifiée, copiée qui a été employée, le consommateur sera entièrement remboursé (sauf fraude de sa part).
  • De même, si votre banque autorise les paiements sans authentification (paiements sans contact par exemple) et qu'un tiers en fait un usage frauduleux, la banque devra supporter l'entièreté des frais.

Si la banque refuse d’intervenir

  • Essayez avant tout de convaincre la banque de votre point de vue. 
  • Si vous n’y parvenez pas, vous pouvez vous adresser à Ombudsfin, l’Ombudsman en services financiers. La procédure est gratuite et aboutit fréquemment à une solution. Vous trouverez la marche à suivre sur le site d’Ombudsfin
  • Vous pouvez de toute manière, ou en cas d’échec de la médiation, appeler la banque devant le Tribunal de 1ère Instance ou la Justice de Paix (selon le montant en jeu). Le magistrat tranchera et déterminera les responsabilités.