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Les distributeurs de billets doivent rester accessibles et gratuits

21 septembre 2021
banque distributeur billet batopin

Les quatre principales banques du pays s’apprêtent à réduire de moitié le nombre de leurs distributeurs de billets, qui est aujourd’hui d’environ 5 000. Pour le consommateur, cela signifie un accès toujours plus difficile à son cash. Accès qui, en outre, est désormais parfois payant.

C’est une double mauvaise nouvelle pour le consommateur belge : le nombre de distributeurs de billets ne cesse de diminuer et une tendance se dessine pour faire payer les retraits.

Dans ce contexte, les quatre grandes banques du pays (Belfius, BNP Paribas Fortis, ING et KBC) peaufinent les détails de leur plan Batopin. Elles qui détiennent environ 5 000 distributeurs (73% du marché) ont décidé de les retirer de toutes leurs agences d’ici fin 2024 et de les remplacer par 2 000 à 2 400 distributeurs « neutres » estampillés Batopin. Ces distributeurs, dont on a commencé à voir les premiers exemplaires cet été, seront peu à peu répartis sur 650 à 750 sites à travers le pays. À entendre les quatre banques, 95 % de la population belge disposeraient d’un distributeur à moins de 5 km de son domicile (à vol d’oiseau !).

6 000 distributeurs en 2021, 3 500 en 2024

Alors qu’il ne restait déjà plus que 6 000 distributeurs début 2021 (et aucun dans plusieurs communes, majoritairement en Wallonie), leur nombre pourrait chuter à 3 500 en 2024 avec la mise en oeuvre du projet Batopin.

L’argument des banques est connu : ces appareils sont de moins en moins utilisés, du fait de la progression des paiements électroniques, encore boostée par le confinement et l’émergence du sans-contact. Cet argument est d’une mauvaise foi certaine quand les agences ferment et les distributeurs disparaissent.

D’ailleurs, dans le même temps, plusieurs enquêtes montrent que les Belges souhaitent ardemment conserver le choix entre les moyens de paiement électroniques et le cash, lequel est encore largement utilisé.

Nos revendications

  • En tant qu’organisation de défense des consommateurs, nous regrettons de n’avoir pas été associés aux discussions par ces quatre banques qui ont travaillé sans la moindre transparence.
  • Nous jugeons que la distance (les 5 km) ne peut pas être le seul critère retenu pour l’implantation des distributeurs. Il est indispensable qu’ils soient installés dans les zones de commerces où l’on a besoin de cash, que les lieux choisis soient accessibles en transports en commun, que la densité de population soit prise en compte…
  • L’accessibilité à ces distributeurs est un service citoyen de base. Le consommateur doit pouvoir disposer librement et aisément de son propre argent. Nous demandons donc un moratoire sur la suppression des distributeurs.
  • Les banques jouant solo, il est indispensable qu’un redéploiement des distributeurs soit encadré par les autorités.
  • Il faut que l’accès au cash demeure essentiellement gratuit. Dans notre pétition pour des services bancaires abordables (qui avait recueilli quelque 28 000 signatures), nous réclamions 5 retraits gratuits par mois quel que soit le distributeur utilisé.
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