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Alerte au siphon

23 juin 2017
chantilly syphon danger

23 juin 2017

La semaine dernière, l’explosion d’un siphon à chantilly a causé la mort d’une blogueuse française. Un évènement moyennement surprenant quand on sait que certains de ces appareils sont pointés du doigt pour leur dangerosité depuis de nombreuses années.

Vous connaissez un problème avec ce type d’appareil? Formulez directement votre plainte à l’entreprise via notre formulaire en ligne et rendez-la publique afin de mettre en garde les autres consommateurs. 

Utilisez notre module plainte

 Au-delà du dernier accident médiatisé, le problème des siphons à chantilly est loin d’être neuf.  Ainsi, déjà en 2014, la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation, de la Répression des Fraudes) diffusait un communiqué d’alerte en pointant une petite trentaine de modèles dangereux à tête en plastique.

Un appareil sous pression

Quand le modèle est trop fragile pour résister à la pression, il risque d’exploser et de blesser la personne qui l’utilise ou les personnes aux alentours. Des accidents sont aussi possibles en cas de mauvais usage (si vous utilisez successivement deux cartouches de gaz, la pression devient trop importante) ou de chute (le choc peut fragiliser l’appareil ou provoquer des fissures).

Prudence de mise

Si vous possédez un siphon avec tête en plastique, veillez d’abord à vérifier que votre appareil n’est pas concerné par le retrait de marché décidé en France. Si votre modèle est dans cette liste, ramenez-le au magasin d’électro-ménager le plus proche de chez vous.

 Si ce n’est pas le cas, relisez attentivement le mode d’emploi. C’est très important de respecter les consignes relatives au niveau maximal de remplissage, au nombre et à la nature des cartouches de gaz, à la température maximale de service, et de mettre l’appareil au rebut au premier signe de vieillissement ou a fortiori de dysfonctionnement. Idéalement, demandez conseil à un vendeur.

Faut-il interdire les siphons?

Le débat mérite d’être lancé comme le suggèrent nos collègues de 60 Millions de Consommateurs. Certains distributeurs français ont déjà décidé de ne plus vendre ce type d’articles ni les cartouches de gaz correspondantes. Qui qu’il en soit, il est essentiel que le consommateur soit au courant des risques et qu’il n’utilise plus de siphon en cas de doute.

Les autorités des Etats membres sont censées signaler les produits dangereux via le système RAPEX (Rapid Alert System for dangerous non-food products) pour que tous les autres pays de l’UE en soient avertis. Il semblerait qu’il n’y a eu aucune notification dans RAPEX des problèmes rencontrés avec les siphons culinaires Ard Time, celui utilisé par la blogueuse (et d’autres dans la liste de la DGCCRF).  Or il est plus que probable que des belges aient acheté les produits concernés soit en France, soit sur internet, soit même en Belgique.

Cet exemple met en lumière les faiblesses du système qui repose sur la bonne volonté des Etats membres.  Ce malheureux incident démontre une fois encore qu’il est grand temps que la Commission se remette à l’ouvrage et réforme le système RAPEX.  Le système doit être rendu plus contraignant, la traçabilité des produits doit être augmentée ainsi que la coopération entre les Etats membres dans la mise en œuvre des mesures nécessaires.