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IA en Belgique : de plus en plus utilisée, mais encore largement redoutée

 L’intelligence artificielle s’impose progressivement dans le quotidien des consommateurs belges, des achats en ligne à l’information, en passant par l’éducation ou les services financiers. Si ses usages se multiplient et que ses bénéfices sont reconnus, la confiance reste fragile. Une récente enquête met en lumière une relation encore très ambivalente des Belges à l’égard de l’IA.

Expertise:
Rédaction:
12 janvier 2026
ia enquete mefiance confiance

Une récente enquête en ligne menée en Belgique dans le cadre du Consumer Digital Empowerment Index met en lumière un rapport à la fois pragmatique et méfiant des consommateurs à l’égard de l’intelligence artificielle.

Réalisée auprès de près de 2 000 répondants âgés de 18 à 74 ans, elle s’inscrit dans le Consumer Empowerment Project (CEP), une initiative lancée en 2022 par Euroconsumers et Google visant à aider les consommateurs à mieux comprendre leurs droits et à prendre des décisions plus éclairées à l’ère numérique.  

Si l’IA est de plus en plus utilisée et perçue comme utile dans de nombreux domaines, elle continue de susciter des inquiétudes marquées, notamment en matière de protection des données, de fiabilité de l’information et d’impact sociétal. Décryptage. 

cep

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Une présence de l’IA de plus en plus visible dans le quotidien des Belges

Les consommateurs belges perçoivent aujourd’hui l’intelligence artificielle comme largement intégrée dans leur vie quotidienne. Les domaines où sa présence est jugée la plus forte sont : 

  • L’information et les médias 
  • Le shopping et le e-commerce
  • L’éducation et la formation
  • L’argent et les investissements 

À l’inverse, l’IA reste moins perceptible dans les services publics et la gestion de l’énergie domestique. 

Une accélération nette en un an 

Par rapport à l’année précédente, la perception de l’IA a fortement progressé. 


Un signe clair que l’IA sort progressivement des usages “technologiques” pour s’ancrer dans des services du quotidien

 

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Compétences numériques : une fracture encore bien réelle

Si 41 % des Belges estiment être capables d’utiliser des services basés sur l’IA, cette moyenne masque de fortes inégalités. 

L’âge et le niveau d’éducation, facteurs clés 

L’enquête met en évidence une fracture numérique marquée : 

  • les personnes de plus de 61 ans, 
  • et les consommateurs peu diplômés,

se sentent nettement moins à l’aise avec les outils d’IA. 

Cette difficulté d’appropriation risque de creuser davantage les inégalités d’accès aux services numériques et pose la question de l’inclusion digitale à l’ère de l’intelligence artificielle.

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L’IA améliore la vie quotidienne… mais pas sans zones d’ombre

Un impact global plutôt positif 

Sur les 12 derniers mois : 

  • 39 % des Belges estiment que l’IA a eu un impact positif sur leur vie quotidienne 
  • 38 % jugent qu’elle a amélioré leurs choix en tant que consommateurs 

Les gains  souvent cités concernent la productivité, le divertissement et la facilité d’accès à certains services. 

Information en ligne et emploi : des perceptions contrastées 

Tous les effets de l’IA ne sont pas perçus comme bénéfiques : 

  • 20 % des répondants estiment que l’IA a dégradé la qualité de l’information en ligne 
  • Concernant l’emploi, plus de deux tiers des Belges n’ont constaté aucun impact, tandis que 24 % évoquent un effet positif 

L’IA apparaît donc davantage comme un outil d’optimisation que comme une menace directe pour l’emploi… du moins à court terme. 

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Outils d’IA générative : une adoption rapide, des attentes élevées

Chatbots, assistants de rédaction, outils de création d’images… Les technologies d’IA générative se diffusent rapidement en Belgique. 

Une satisfaction en léger recul 

Si plus de la moitié des utilisateurs (54 %) estiment que ces outils fournissent des résultats adaptés à leurs besoins, la satisfaction est en baisse par rapport à l’an dernier. 
Parallèlement, 15 % jugent que les réponses de l’IA générative manquent de précision. 

Un signal clair : les attentes des utilisateurs augmentent plus vite que les performances perçues. 

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Confiance et régulation : un climat encore fragile

Entreprises et autorités sous surveillance 

Malgré l’entrée en vigueur du nouveau cadre européen sur l’intelligence artificielle, la confiance reste limitée : 

  • un tiers des Belges ne font pas confiance aux entreprises développant des systèmes d’IA pour agir de manière équitable et responsable
  • 28 % ne font pas confiance aux autorités publiques pour faire respecter efficacement les règles existantes 

Les consommateurs les moins à l’aise avec l’IA sont aussi ceux qui expriment le plus de défiance

Découvrez comment l’Europe veut simplifier l’IA

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Une opinion ambivalente, dominée par les risques perçus

Interrogés sur les effets globaux de l’IA, les Belges expriment des préoccupations fortes. 

Mais des bénéfices reconnus 

Dans le même temps, l’IA est aussi perçue comme porteuse de progrès : 

  • 44 % estiment qu’elle améliore l’expérience client 
  • 44 % y voient un levier pour améliorer les soins de santé
  • 38 % reconnaissent son potentiel pour transformer positivement l’enseignement 
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Intelligence artificielle en Belgique : entre opportunités et vigilance

L’IA s’impose progressivement comme une technologie incontournable dans la vie des consommateurs belges. Si ses bénéfices sont réels et largement reconnus, la méfiance, la fracture numérique et les enjeux éthiques restent au cœur des préoccupations. 

Pour que l’intelligence artificielle tienne pleinement ses promesses, les consommateurs attendent désormais plus de transparence, plus de pédagogie et une régulation réellement appliquée. 

 

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