Inflation au supermarché: les produits dont le prix a le plus augmenté en 2025
L’inflation dans les supermarchés belges était de 3,83 % en décembre 2025. À titre de comparaison, en octobre dernier, l'inflation était à 3,64 %. Découvrez quels sont les produits qui contribuent le plus à cette inflation et quels sont ceux dont les prix ont baissé. Nous vous donnons également des conseils pour économiser au supermarché.
Sur cette page
- Comment déterminons-nous si l’inflation dans les supermarchés belges augmente ou baisse ?
- Quel est le taux d’inflation dans les supermarchés en Belgique ?
- Aperçu de l'évolution des prix dans les supermarchés en 2025
- Les produits devenus plus chers lors de vos courses
- Les produits des supermarchés belges devenus moins chers
- Comment diminuer vos dépenses au supermarché ?
- Quel est le supermarché le moins cher pour faire vos courses ?
Comment déterminons-nous si l’inflation dans les supermarchés belges augmente ou baisse ?
Depuis quatre ans, nous surveillons de près l'évolution des prix des produits dans les supermarchés, en mettant particulièrement l'accent sur le panier de supermarché Testchats, composé des principaux produits de base disponibles chez Albert Heijn, Carrefour, Colruyt, Delhaize, Aldi et Lidl.
Pour mieux comprendre l'évolution des prix, nous prenons quelques exemples. Nous observons des hausses de prix à plus long terme, comme pour le chocolat noir, les dosettes de café et le steak de bœuf.
Mais aussi des baisses de prix comme pour les pommes de terre, l'huile d'olive et les spaghettis. Pour ces produits, nous avons utilisé à la fois les prix des marques de distributeurs et ceux d'Aldi et de Lidl (à l'exclusion des produits biologiques).
Vers le haut de la pageQuel est le taux d’inflation dans les supermarchés en Belgique ?
Le taux d'inflation dans les supermarchés, calculé par nos soins sur la base d'un panier d'achat composé de différents produits, était de 3,83 % en décembre 2025. L'inflation augmente légèrement et reste plus élevée qu'en janvier 2022 (c'est-à-dire le premier mois où l'on a observé une inflation supérieure à 2 %).
Depuis janvier 2022, notre panier a augmenté en moyenne de 32 %. L'inflation actuelle doit donc être relativisée. Par exemple, les prix des produits d'épicerie et des produits laitiers restent respectivement 36 % et 34 % plus élevés qu'à l'époque.
Quelles sont les causes de l’inflation ?
Parmi les facteurs qui jouent sur les prix des denrées alimentaires, on retrouve les prix des matières premières, de l'énergie, des salaires et du transport. Après avoir tiré les prix vers la hausse pendant longtemps, se pose la question de savoir si les prix des matières premières et de l'énergie moins chères finiront enfin par se traduire par des tarifs similaires à ceux de janvier 2022, mois où l'inflation dans notre panier de supermarché a dépassé les 2 % pour la première fois.
Vers le haut de la pageAperçu de l'évolution des prix dans les supermarchés en 2025
Une année décevante pour le chocolat et le café
En 2025, le chocolat s’est retrouvé chaque mois en tête du classement des plus fortes hausses. C’est en juin que la flambée des prix a été la plus marquée : +50 % pour le chocolat noir et +47 % pour le chocolat au lait. Aujourd’hui, il faut en moyenne 1,83 € pour 100 grammes de chocolat noir de marque de distributeur. Un an plus tôt, c’était 1,51 €. Depuis janvier 2022, époque à laquelle 100 grammes coûtaient encore 0,94 €, le prix du chocolat a presque doublé.
Le prix du café a lui aussi fortement augmenté. Pour les dosettes de café, la plus forte hausse a été observée en novembre (+28 %), et pour le café moulu en décembre (+20 %). En moyenne, il faut désormais compter environ 4,50 € pour 36 dosettes, alors qu’en janvier 2022 cela ne coûtait que 2,80 €.
Les prix du chocolat et du café ont bondi en raison de mauvaises conditions météorologiques et de récoltes décevantes. De plus, les plants de cacao comme de café sont très vulnérables à des maladies telles que la maladie du cacaoyer et le Cacao Swollen Shoot Virus, ou la rouille du caféier (une maladie fongique), ce qui réduit encore davantage les rendements.
Combinés à la hausse des coûts de production (engrais, transport, main-d’œuvre) et à la demande accrue de chocolat et de café, ces facteurs conduisent à des prix plus élevés.
Pour les oranges également, mauvaises conditions climatiques et maladies (citrus greening) entraînent des prix plus élevés (+12 %), en plus de la hausse des coûts de production et de la demande accrue de jus concentré. Actuellement, un litre de jus de marque de distributeur coûte en moyenne 2,56 €, contre 1,61 € en janvier 2022.
Les maladies font grimper les prix du bœuf et du veau
Le prix du bœuf a augmenté jusqu’à +25 % en octobre. Alors qu’il fallait débourser 21,50 € pour un kilo de steak il y a un an, il faut désormais compter en moyenne 26 € le kilo. Ce mois-ci, le veau a lui aussi connu une forte hausse (+20 %).
Deux grandes maladies sont à l’origine de ces augmentations de prix. L’année passée, l’élevage belge a été touché à la fois par la fièvre catarrhale ovine (bluetongue) et par l’IBR, une infection virale respiratoire. Ainsi, il y avait nettement moins de bovins disponibles pour répondre à la demande.
Le fait qu’il y ait moins d’éleveurs et donc un cheptel structurellement plus réduit signifie que les prix ne devraient pas redescendre rapidement.
Les baisses de prix restent modestes
Depuis mai de cette année, les prix ont diminué dans la catégorie des huiles, vinaigres et sauces. Un litre d’huile d’olive de distributeur coûte désormais en moyenne 11,19 €, contre 11,40 € un an plus tôt. Cela s’explique par une meilleure récolte d’olives. Mais on paie encore 47 % de plus qu’en janvier 2022 (7,62 €).
On observe aussi une tendance à la baisse dans la catégorie pâtes, riz et farine depuis juillet. Les 500 grammes de spaghetti de marque distributeur coûtent désormais en moyenne 0,87 €, un peu moins que l’an passé. Les prix du blé ont en effet baissé du fait d’une augmentation de la production et des stocks à l’échelle mondiale, ainsi que d’une demande stable, voire en baisse. On paie toutefois encore 24 % de plus qu’en janvier 2022 (0,70 €).
Depuis juillet, le prix des pommes de terre est également orienté à la baisse, grâce à une récolte réussie et à des surfaces plantées plus importantes, avec la diminution la plus marquée (-4 %) en septembre. En moyenne, on paie encore 2,08 € pour un kilo de pommes de terre, contre 2,18 € il y a un an. Mais cela reste 40 % de plus qu’en janvier 2022 (1,49 €).
Vers le haut de la pageLes produits devenus plus chers lors de vos courses
Les produits qui ont le plus contribué à l'inflation en décembre 2025
Les catégories de produits qui ont le plus contribué à l'inflation ce mois-ci sont la viande (+12%), le bœuf étant la principale catégorie à connaître une forte inflation (+22 %) et les produits d'épicerie (+6 %).
Par rapport à l'année précédente, des augmentations significatives ont été enregistrées pour des produits tels que :
- Chocolat au lait (+33 %). Son prix est supérieur de 71 % à celui de janvier 2022.
- Biscuit au chocolat (+28 %). Son prix est supérieur de 74 % à celui de janvier 2022.
- Capsules de café (+28 %). Son prix est supérieur de 60 % à celui de janvier 2022.
- Chocolat noir (+28 %). Son prix est supérieur de 89 % à celui de janvier 2022.
- Steak de bœuf pelé (+24 %). Son prix est supérieur de 37 % à celui de janvier 2022.
- Bâtonnets de crème glacée (+20 %). Le prix est supérieur de 39 % à celui de janvier 2022.
- Café moulu (+20 %). Son prix est supérieur de 43 % à celui de janvier 2022.
- Petit pain américain nature (+20 %). Son prix est supérieur de 41 % à celui de janvier 2022.
- Crevettes grises (+19 %). Son prix est supérieur de 64 % à celui de janvier 2022.
- Agneau (+18 %). Son prix est supérieur de 24 % à celui de janvier 2022.
- Concombre (+16 %). Son prix est supérieur de 26 % à celui de janvier 2022.
- Filet de cabillaud (+13 %). Son prix est supérieur de 34% à celui de janvier 2022.
- Jus d'orange (+12 %). Le prix est supérieur de 68 % à celui de janvier 2022.
- Croquettes de pommes de terre (+11 %). Le prix est supérieur de 39 % à celui de janvier 2022.
- Citrons (+11 %). Le prix est supérieur de 23 % à celui de janvier 2022.
Les produits des supermarchés belges devenus moins chers
Les légumes (-0,1 %), les groupes de produits « pâtes, riz et farine » (-0,5 %) et « huiles, vinaigres et sauces » (-0,8 %), classés parmi les produits d’épicerie, ont légèrement baissé de prix. D'autres produits sont en revanche légèrement plus chers, notamment les fruits (+0,1 %), les boissons alcoolisées (+0,2 %) et les produits de soin (+0,5 %).
Les produits suivants étaient moins chers en décembre 2025 qu’un an auparavant :
- Raisins sans pépins (-9 %)
- Mangue (-9 %)
- Spaghetti (-7 %)
- Myrtilles (-7 %)
- Lingettes pour bébé (-6 %)
- Frites surgelées (-5 %)
- Moutarde (-5 %)
- Carottes (-5 %)
- Huile de friture (-3 %)
- Pizza surgelée (-3 %)
- Adoucissant (-3 %)
- Pommes de terre (-3 %)
- Huile d'olive (-3 %)
Comment diminuer vos dépenses au supermarché ?
Il existe plusieurs astuces pour économiser sur vos courses lors de vos prochains passages au supermarché. Pensez tout d'abord à comparer les supermarchés entre eux, et à opter pour celui offrant les prix les plus intéressants. Une fois dans les rayons, n'hésitez pas à opter pour les produits blancs (ou marques distributeurs), qui sont généralement une solution moins chère par rapport aux grandes marques internationales.
Vers le haut de la pageQuel est le supermarché le moins cher pour faire vos courses ?
Nous avons calculé pour vous les différences de prix entre plusieurs enseignes, en fonction des marques inclues dans votre panier. Découvrez nos résultats et trouvez les meilleurs choix pour votre budget.
Quel est le supermarché le moins cher ?
Vers le haut de la page