Communiqué

80 % des Belges ont déjà été confrontés au phishing

13 juillet 2021

Le risque d’être victime de phishing n'a jamais été aussi grand. Test Achats insiste sur la nécessité d’une coopération avec les banques afin d’identifier le problème et propose même des solutions.


80 % de victimes de phishing

Il ne se passe pas un jour sans que le terme "phishing" ne soit mentionné. Cette forme de fraude sur Internet est utilisée pour subtiliser les coordonnées bancaires des victimes. Une enquête menée par l'organisation de consommateurs Test Achats auprès de 1.300 consommateurs montre que pas moins de 80 % de la population a déjà été confrontée à cette pratique frauduleuse. La part du lion revient au phishing par e-mail (52,7 %), suivi par la fraude par SMS (47,6 %). Les escroqueries par téléphone complètent la liste peu attrayante avec 26,8 %. "Curieusement, le phishing via des applications telles que Messenger ou WhatsApp ne représente actuellement que 18,4 % des cas, mais nous pouvons supposer que ce chiffre va augmenter dans les années à venir", commente Test Achats. "Lorsque nous avons interrogé les gens sur les mesures qu'ils ont prises lorsqu'ils ont été confrontés au phishing, nous avons appris que 60 % ont fait bloquer l'expéditeur et que 37 % ont contacté les autorités. 18 % n’ont rien fait du tout", ajoute l'organisation de consommateurs.

 

 

Questionnaire

Bien que la grande majorité de la population ait déjà été confrontée à des tentatives de phishing, Test Achats s’inquiète du manque de données officielles et précises par banque sur le nombre de cas de phishing. Malgré les efforts déployés par le secteur bancaire pour couper l'herbe sous le pied des escrocs, les criminels continuent d'exploiter les erreurs humaines et autres failles à des fins lucratives. Pour Test Achats, il est crucial de collaborer avec le secteur bancaire et les autorités pour s'attaquer à cette problématique. Mais pour ce faire, il faut d'abord bien cerner le phénomène. L'organisation de consommateurs a donc envoyé un questionnaire aux banques, les interrogeant sur les mesures de sécurité adoptées par les banques. Ce questionnaire portait par exemple sur l'ajustement des limites d'utilisation, la limitation des transferts vers des comptes non belges ou les avertissements lorsque des applications sont installées sur un autre appareil. "Malheureusement, pratiquement aucune banque n'a voulu fournir les informations demandées. Les banques poussent leurs clients à effectuer leurs opérations bancaires par voie digitale, mais lorsque les choses tournent mal, toute la responsabilité est rejetée sur le client. Même lorsque le consommateur peut compter sur un avis positif de l'Ombudsfin ou du tribunal, ceux-ci sont ignorés ou font l'objet d'un appel", déclare Julie Frère, porte-parole de Test Achats. 

 

 

Test Achats propose des solutions

Test Achats ne veut pas en rester là et propose une série de solutions pour mieux protéger les consommateurs contre le phishing, telles que des confirmations supplémentaires lors du versement de montants importants ou lors du transfert d'argent vers des numéros de compte étrangers. L'organisation de consommateurs appelle au dialogue et à l'élaboration de ces propositions afin d'endiguer toutes sortes d'escroqueries. La lutte contre le phishing est un travail de longue haleine et nécessite une coopération entre les différents acteurs, conclut Test Achats.

 

www.test-achats.be/phishing

 

 

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