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Peinture: conseils pratiques

05 octobre 2018
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05 octobre 2018

Choisissez une peinture ayant un grand pouvoir couvrant. N'oubliez pas non plus l'adhérence, l'élasticité, la lavabilité et la résistance à l'humidité. Et prenez le temps de bien préparer le travail: c'est aussi important que la peinture elle-même. 

Murs et plafonds neufs

  • Ne soyez pas trop pressé de peindre les surfaces plafonnées ou maçonnées : six mois peuvent être nécessaires pour assurer un séchage en profondeur, indispensable pour obtenir un bon résultat. Les parois en plaques de plâtre (type Gyproc) peuvent être mises en peinture dès le séchage des joints (24 heures après la pose). 
  • Comblez soigneusement les trous et les fissures avec un enduit de rebouchage. Après séchage, éliminez les aspérités éventuelles avec un papier de verre sur une cale en bois. Ne poncez surtout jamais une paroi en plafonnage : cela l'endommagerait.
  • Pour assurer une bonne adhérence de la peinture, il est indispensable de bien dépoussiérer la surface à peindre (avec un chiffon légèrement humide, par exemple).
  • Comme les murs et plafonds n’ont jamais été peints, il est recommandé d’appliquer une couche de fond (primer), de préférence de la même marque que la peinture, ou de diluer la peinture pour la première couche.

Murs et plafonds déjà peints

  • Il est toujours délicat de superposer des couches de peintures de nature différente (de l’émail et une peinture acrylique, par exemple) sans traiter au préalable les couches antérieures de manière adéquate.
  • Repeindre une surface avec une peinture de même type ne pose pas de problèmes, à condition de bien nettoyer la surface. Avant de repeindre, il est nécessaire de bien laver la surface pour la dépoussiérer et, surtout, pour la dégraisser. Pour ce faire on utilisera soit un détergent ou une lessive spéciale (type St-Marc), soit de l’eau tiède additionnée d’un verre d’ammoniaque par seau. Si vous utilisez du détergent, un bon rinçage s’impose. Cela n’est pas indispensable si vous optez pour l’eau ammoniaquée, mais, dans ce cas, aérez bien la pièce pendant que vous travaillez et portez des gants car l’ammoniaque est irritant pour les voies respiratoires et pour la peau. Laissez bien sécher.
  • Lorsque la surface est farinante, c’est-à-dire lorsqu’elle laisse une trace sur la main quand on la passe sur le mur, l’application d’un fixateur s’impose avant de repeindre.
  • Si la surface est tachée, appliquez d’abord une couche d’un produit isolant sur toute la surface (c’est indispensable pour des taches de suie sur une cheminée, par exemple) ou appliquez préalablement quelques couches de peinture sur les taches seules avant de tout repeindre. Cela vous évitera de devoir donner de nombreuses couches sur tout le mur pour masquer les taches.

L’application

  • La consommation de peinture dépend beaucoup de la nature et de l’état du support, mais, en général, les quantités indiquées sur les emballages donnent une idée de la quantité de peinture à prévoir. Tenez compte du fait que cette quantité est donnée par couche et que, sur les surfaces qui n’ont jamais été peintes, la première couche absorbe plus de peinture que les suivantes.
  • Préparez tout le matériel nécessaire avant de commencer : rouleau, pinceau pour les bords, bac à peinture et grille d’essorage pour le rouleau, bâton pour mélanger la peinture, escabelle, crochet pour y accrocher le pot si nécessaire, chiffons.
  • Protégez les sols, les portes et fenêtres, les meubles, etc. des projections de peinture en les recouvrant d’un grand plastique ou de vieux draps, par exemple.
  • Aérez bien la pièce où vous travaillez, pendant et, si possible après, afin d’éliminer autant que possible les émanations de solvants toujours présents, même dans les peintures dites "à l’eau" ou "sans solvants".
  • Commencez par peindre au pinceau les bords correspondant à environ 1 m² de mur ou de plafond. Au rouleau, appliquez alors immédiatement la peinture sur cette partie en croisant les mouvements.
  • Éliminez immédiatement les taches de peinture au chiffon humide.
  • Inutile de nettoyer les pinceaux et rouleaux à chaque arrêt de travail. Il suffit de les envelopper chacun dans un sachet en plastique fermé par un élastique et dont vous laisserez dépasser le manche. Vous économiserez ainsi du temps, de l'eau et une quantité non négligeable de peinture.
  • Respectez scrupuleusement le temps de séchage recommandé entre deux couches : ce n’est pas parce qu’une peinture est sèche au toucher qu’elle est recouvrable.

Le matériel ad hoc

Pour les peintures acryliques et les vernis à base d'eau, utilisez un rouleau en feutre ou floqué. Un rouleau en velours est moins indiqué. Un rouleau en mousse peut éventuellement faire l'affaire, mais il conviendra mieux à une peinture ou un vernis à base de solvant.Vous pouvez généralement acheter et remplacer séparément des manchons et des tige de rechange, souvent en différentes dimensions. A quoi être attentif? 

  • Les rouleaux de petite section sont plus adaptés à des petites surfaces, comme des panneaux de meubles, ceux de grosse section à des surfaces importantes.
  • La longueur du manche détermine en partie le confort de travail. Pour peindre des meubles, des portes, etc., un manche court est parfait. Pour peindre un radiateur ou un plafond, on choisira un mancheplus  long. 
  • Plus les poils du rouleau sont ras ou les alvéoles fines, plus la finition sera lisse.
  • Pour étaler la peinture sans stries, choisissez des rouleaux à bords arrondis. Pour des bords nets, choisissez un rouleau à bords anguleux
  • Les rouleaux neufs autres qu’en mousse peuvent perdre des poils lors de la première utilisation. Pour réduire, sinon éliminer ce problème, lavez-les à l’eau claire et laissez-les sécher pendant quelques heures avant de les mettre en service. Évitez aussi de les utiliser pour l’application de la dernière couche. Ainsi, les poils éventuels pourront être éliminés par les ponçages entre les applications.
  • Appliquez la peinture de manière régulière en appuyant davantage au fur et à mesure que le rouleau se vide de sa peinture.
  • Il n'est pas nécessaire de nettoyer brosses et rouleaux à chaque interruption du travail. Mettez-les simplement dans un sac plastique, que vous fermerez avec un élastique en ne laissant sortir que les manches. Vous économiserez ainsi du temps, de l'eau et une quantité non négligeable de peinture. 
  • Comme le nettoyage est laborieux, surtout si vous avez utlisé une peintuire ou un vernis à base de solvant, il peut être plus commode de jeter les manchons, d’autant plus que leur texture risque de se durcir et le résultat d’être alors moins soigné.

 Notre avis sur quelques outils pour peindre

Le rouleau traditionnel
Le rouleau traditionnel ne nécessite aucune préparation et il s'imprègne facilement de peinture. Le résultat est homogène et le nettoyage est facile. Convient surtout pour peindre des murs (intérieurs).
Le tampon à peindre
Le tampon à peindre (paint pad), aux allures de jouet, illustre l'adage populaire selon lequel il faut être riche pour acheter bon marché. Le résultat est tellement irrégulier qu'il faut souvent repasser au même endroit, sans jamais obtenir un résultat final impeccable. La faible capacité du réservoir oblige à le remplir souvent. Mais le tampon à peindre est facile à utiliser. Convient pour de petites surfaces lisses.
Le speedy roller
Le montage du speedy roller n'a rien de simple, de même que son remplissage. Tout cela pour un résultat très moyen. Le nettoyage est, lui aussi, fastidieux. Un système que nous ne pouvons pas conseiller.
Le pistolet avec compresseur intégré
Après un début prometteur, l'appareil a commencé à fatiguer les muscles du bras. Avec ce pistolet, il faut appliquer plusieurs couches. Son nettoyage est également fastidieux. À réserver à de petits travaux de finition.
Le pistolet avec compresseur externe
Léger et pratique, ce pistolet avec compresseur externe est assez ergonomique. Convient surtout aux grandes surfaces comme des murs (extérieurs).