Dossier

Vive les potagers urbains !

26 mars 2014
potagers urbains

26 mars 2014

Notre enquête démontre qu’il est possible de cultiver des légumes en ville. Sur un sol exempt de pollution historique. A condition de bien laver les légumes avant de les manger. C’est une bonne nouvelle vu que les potagers fleurissent partout, y compris en ville. Des initiatives à encourager.

Vous souhaitez connaître la composition du sol de votre jardin, savoir comment l’amender, exclure les risques de pollution historique par une analyse complémentaire ?

Notre enquête

Nous avons effectué des prélèvements, en juillet et septembre 2013, dans 38 potagers urbains répartis sur l’ensemble de la Belgique. Nous avons analysé des salades et des carottes préalablement lavées, contrôlé la présence de métaux lourds et d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et fait remplir par chaque propriétaire de parcelle un questionnaire permettant d’identifier les facteurs contaminants potentiels dans les environs directs : canalisations d’eau en plomb, route(s) à fort trafic, industrie(s), présence connue de pollution du sol, etc.

Résultats rassurants

Les résultats sont rassurants. Particulièrement en ce qui concerne les HAP, dont nous n’avons nulle part trouvé des teneurs excessives. Seuls deux échantillons dépassaient la norme légale (une salade et un échantillon de carottes) et un échantillon dépassait la norme légale pour le cadmium.

L’université de Gand a également effectué une étude sur la qualité des légumes cultivés en potagers dans les environs de Gand. La teneur des éléments les plus toxiques dans les salades était acceptable. Pour les salades n’ayant pas été lavées, la teneur en plomb était parfois élevée, mais leur lavage diminue drastiquement celle-ci pour la ramener en dessous des normes légales.

Mieux vaut d’abord effectuer une analyse de sol!

Il ne faudrait toutefois pas conclure de que l’on peut cultiver des légumes n’importe où en Belgique. Avant de vous lancer dans un potager en pleine terre, nous vous conseillons d’effectuer une analyse de sol pour connaitre sa composition, savoir quelles plantes qui lui conviennent le mieux et déterminer les risques de pollution historique par une analyse complémentaire.

Les potagers urbains: lieux de rencontres “durables”

Notre étude et celle de l’UGent démontrent que profiter d’un potager en milieu urbain est possible, en se méfiant d’une pollution historique du sol et en lavant les légumes avant de les manger ! Moins de pesticides, pas de transport des légumes jusqu’aux points de vente,… Cultiver ses légumes est positif des points de vue économique et écologique. En outre, les potagers collectifs constituent des lieux idéaux de rencontre et renforcent la cohésion sociale. C’est pourquoi nous estimons que de telles initiatives doivent être encouragées par les autorités.


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