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Les masques jetables, un danger pour l’environnement

28 octobre 2020
Masque jeté n'importe où

Non, les masques chirurgicaux ne sont pas biodégradables. Une seule destination actuelle pour ces déchets: la poubelle tout venant. Le SPF Santé lance le même appel à la vigilance dans sa campagne de communication "La mer commence chez vous". 

Porter un masque dans des endroits fort fréquentés permet de diminuer le risque de propagation du coronavirus durant la pandémie. C’est un fait sur lequel les experts s’accordent et nous consacrons sur le site de Test Santé un dossier très complet répondant à toutes les questions que vous vous posez en rapport à ces masques

Vers notre dossier Masques buccaux

Certains portent des masques en tissus réutilisables après un lavage quotidien, et beaucoup utilisent des masques chirurgicaux à remplacer tous les jours. Avant la pandémie, ces masques étaient uniquement portés en milieu hospitalier et leur élimination y faisait l’objet d’une gestion contrôlée. Malheureusement, depuis leur utilisation en grand nombre par une partie beaucoup plus importante de la population, il n’est pas rare de trouver ces masques chirurgicaux, partout, à terre, en ville, à la campagne ou sur les plages. 

Réel risque sanitaire et écologique

Ceux qui jettent n’importe où ces masques pensent-ils qu’ils disparaîtront spontanément? Le cas échéant, détrompons-les. Comme en atteste aussi leur apparition dans les sacs jaunes et papier-cartons collectés en vue du recyclage, la confusion règne manifestement autour de la composition de ces nouveaux déchets.
Non, les masques chirurgicaux ne sont fait de plusieurs couches de papier biodégradables. 
Outre la barrette métallique et les cordons élastiques non biodégradables, ils contiennent de grandes quantités de polypropylène (PP), une sorte de plastique qui met des années à se dégrader, tandis que les molécules le constituant demeurent indéfiniment et polluent chimiquement le sol et les eaux.  

Pire dans l’eau

Parvenus dans les milieux aquatiques, ces masques peuvent, en outre, devenir autant de pièges physiques pour les poissons et autres animaux pouvant les confondre avec de la nourriture. Ils s’ajoutent aux innombrables déchets plastiques qui polluent déjà l’environnement marin.  
Et nous savons que les particules plastiques provenant de leur désintégration demeurent dans l’eau, s’accumulent dans la chaine alimentaire et finissent par constituer un sérieux risque sanitaire pour nous, humains.

Prendre conscience et agir

Comprenons que les masques jetés à terre ne constituent pas seulement une pollution visuelle. Ils représentent, par leur nombre, un réel danger à court et long terme pour les éco-systèmes. Une seule destination actuelle pour ces déchets: la poubelle tout venant.  

Update : 

Dans cette news d’information et de mise en garde publiée le 13 octobre dernier, nous encouragions également  les pouvoirs publics à réagir à cette menace en prenant toutes mesures utiles pour éviter que ces masques ne se retrouvent dans l’environnement. Nous envisagions alors des collectes (aux fin de recyclage, au pire d’incinération) mises en place par les Régions, responsables en matière de gestion des déchets. Or, c’est au Fédéral que revient une première initiative de sensibilisation par le biais d’une compagne de communication relayée sur le site lamercommencechezvous.
Comme nous, le SPF Santé appelle à ne pas abandonner les masques buccaux n’importe où, à les jeter à la poubelle, à préférer les masques buccaux réutilisables afin de réduire la quantité de déchets.

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