Communiqué

Test Achats lance de nouveau une pétition pour une facture d’énergie abordable

17 novembre 2021

Après que Test Achats ait mis en garde contre les prix records absolus du gaz et de l'électricité la semaine dernière, l'organisation de consommateurs lance aujourd'hui une pétition qui plaide pour une réforme fiscale (tax shift) en profondeur. L'organisation de consommateurs souhaite encourager les gouvernements fédéral et régionaux à supprimer les taxes et prélèvements sur les factures d'électricité afin de mieux protéger les consommateurs contre les chocs de prix. Une pétition de soutien est lancée à cette fin : www.testachats.be/energieabordable

4400 euros par an pour un besoin de base

Les prix pour ceux qui ont un contrat d'énergie variable, ainsi que pour ceux qui concluent un nouveau contrat fixe, s'envolent. Selon les estimations de Test Achats, une famille ayant une consommation annuelle moyenne de 3 500 kWh paie actuellement environ 1 400 euros par an pour l'électricité (transport, prélèvements et TVA inclus). Une pilule amère pour de très nombreux ménages, selon l'organisation de consommateurs. "Pour le gaz naturel, la situation est encore plus précaire : si vous avez souscrit un contrat fixe pour le gaz naturel en octobre, vous payiez environ 1 800 euros par an, maintenant c'est déjà 2 500 euros. En incluant les tarifs du réseau et les taxes, la facture s'élève à 3 000 euros. C’est tout simplement sans précédent", déclare Test Achats. L'organisation de consommateurs craint que l'explosion actuelle des tarifs n'entraîne des difficultés financières pour les consommateurs.

Un véritable tax shift est nécessaire et urgent

Test Achats observe la hausse la plus spectaculaire dans la facture de gaz, mais celle-ci est exonérée de la plupart des taxes et redevances. Néanmoins, l’organisation de consommateur plaide également pour une réduction du taux de TVA à 6 % pour une consommation de base. La situation est, de manière surprenante, complètement inversée pour l'électricité. L'électricité elle-même ne représente que 32 % de la facture. Le reste est constitué de tarifs du réseau de distribution, tarifs de transport, taxes et de la TVA. Ce sont tous des coûts sur lesquels le client n’a aucun impact mais sur lesquels le gouvernement, pour sa part, a une responsabilité, souligne Test Achats.

Une maison avec de nombreuses pièces

Le financement des quatre régulateurs de l'énergie dans notre pays, le démantèlement des installations nucléaires de Mol, le paiement de l'éclairage public, le financement de mesures sociales telles que le tarif social, tout cela se fait via la facture d'électricité. La plus grande partie des impôts et taxes est toutefois consacrée au financement de la transition énergétique, par le biais, par exemple, de primes à l'isolation ou de certificats verts. En outre, les citoyens paient 21 % de TVA sur ces obligations.

Pour Test Achats, le message est clair depuis longtemps : la facture d'électricité des ménages doit être réduite à son essence : les électrons et leur acheminement. Les coûts politiques qui n'ont pas leur place dans le projet de loi devraient être supprimés et financés différemment.  L'organisation de consommateurs voit deux façons d'y parvenir : soit par le biais des moyens généraux : la somme des impôts des particuliers et des sociétés et la TVA; soit par une contribution climatique sur les produits, les carburants ou les activités ayant un impact négatif sur le CO2.

À cette fin, l'organisation de consommateurs relance une pétition qu'elle avait déjà mise en place auparavant et qui plaide pour une énergie abordable. "En relançant la pétition pour une énergie abordable, nous voulons faire entendre la voix du citoyen auprès des gouvernements compétents afin qu'ils prennent des mesures urgentes. Les taxes n'ont pas leur place dans un instrument qui est un bien de première nécessité pour tous et qui ne fait aucune distinction entre les riches et les pauvres", déclare Jean-Philippe Ducart, porte-parole de Test Achats.

www.testachats.be/energieabordable

Accès presse

Pour avoir accès à tous les contenus en tant que journaliste, nous vous demandons de nous envoyer un e-mail.