Dossier

Le certificat de performance énergétique : tirez-en le maximum

28 novembre 2019

Chacune des trois Régions exige un certificat de performance énergétique pour une habitation mise en vente ou en location. Ce document établit le score énergétique du bâtiment. Nous vous expliquons comment vous pouvez vous y préparer en en tirer le maximum.

Un indicateur de la consommation en énergie

Le certificat de performance énergétique – ou certificat PEB en abrégé – d’une habitation évalue, au moyen d’un logiciel dédié, la consommation théorique des installations de chauffage, d’eau chaude, de refroidissement et/ou de ventilation de l’habitation (exprimée en kWh par m² par an) sur base des pertes de chaleur par les parois (toit, façades, sol). La production propre d’énergie renouvelable est également prise en compte. A l’inverse, on ne prend pas en considération la consommation des appareils électroménagers ou de l’éclairage, ni l’impact des utilisateurs et de leurs habitudes.

Sur base de constations et de preuves

Lorsqu’une habitation existante est mise en vente ou en location, il faut en faire établir au préalable un certificat de performance énergétique. Pour ce faire, un certificateur PEB se rend sur place et, sur base de ses propres constats et de preuves acceptables, il introduit toute une série de données relatives à la consommation d’énergie du bâtiment dans le logiciel ad hoc de la Région, qui génère alors le certificat.

Lorsqu’il n’y a pas de preuves ou que des points sont impossibles à constater de visu, par exemple la présence ou non d’isolant ou d’un creux dans un mur ou sous un toit, le logiciel se base sur des valeurs par défaut en fonction des habitudes qui prévalaient lors de l’année de construction (ou rénovation) de l’habitation. Le certificat PEB donne donc une estimation de la consommation d’énergie du logement, exprimée en kWh par m² par an.

Consommation d’énergie primaire

Une précision : il s’agit de la consommation d’énergie primaire, c’est-à-dire la quantité d’énergie nécessaire à la source. Pour l’électricité, p. ex., il faut multiplier la consommation par 2,5 pour obtenir la quantité d’énergie primaire, à cause des pertes lors de la production et du transport du courant. De plus, le certificat PEB ne tient pas compte de l’utilisation des appareils ménagers, de l’éclairage, ni du nombre et des habitudes des occupants. Le chiffre indiqué sur le certificat ne correspond donc pas à la consommation réelle, il est plutôt une base de comparaison.

Chaque région a développé sa propre échelle et son propre logiciel PEB. Cela donne lieu à des différences entre les échelles des différentes régions. Voici un exemple de chaque région :

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1 Commentaires

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PATRICK GUILLOU
28/11/2019

Il semble qu'il est préférable si on a besoin d'un contrôle électrique de trouver un organisme pouvant faire les deux en une visite. Plus intéressant pour les finances.