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Il est temps de mieux définir les portions alimentaires

26 septembre 2016
portions alimentaires

26 septembre 2016
Les portions recommandées pour chaque aliment ne sont pas officiellement définies, ni en Belgique ni en Europe. Ce sont les fabricants qui déterminent eux-mêmes les portions à consommer, et elles s’avèrent bien trop souvent irréalistes ou trompeuses.

Le flou des portions commence dès le matin au petit-déjeuner comme vous pouvez le voir dans notre vidéo.

Les fabricants décident

Comme l’Europe ne bouge pas, les fabricants se sont mis d’accord par secteur sur le poids d’une portion. Le secteur des céréales, par exemple, considère qu’une portion équivaut à 30 g. En réalité, un adulte consomme facilement le double, voire le triple. Un bol de 30 g comble 7 % des besoins caloriques journaliers pour un adulte. Ce pourcentage devrait bien entendu doubler pour un bol de 60 g de céréales qui constitue une portion beaucoup plus réaliste. Les portions recommandées sur les emballages par les fabricants devraient ainsi mieux refléter la consommation réelle. Eventuellement au moyen de pictogrammes ou de mesures ménagères pour permettre au consommateur de mieux visualiser.

L’approximation des portions

Si certains secteurs se sont entendus, d’autres sont bien plus approximatifs. L’exemple des pizzas est frappant, avec des portions conseillées variant du simple au double.
Le cas manifestement le plus vicieux est sans nul doute celui des snacks sucrés type barres chocolatées et biscuits emballés individuellement. Tous sont champions pour annoncer une portion d’une barre ou d’un biscuit, alors qu’on sait bien que rares sont les raisonnables qui se contentent d’une barre de Kinder Bueno ou de deux barres de KitKat! Ceci relève plutôt de la malhonnêteté intellectuelle.

A quand un vrai guide des portions?

Pour un étiquetage honnête et informatif, les portions se doivent d’être uniformes, réalistes et non trompeuses. L’absence de réaction européenne sur la question ne doit pas empêcher la Belgique, de son côté, de réfléchir à des recommandations officielles. En France par exemple, il existe un manuel pour la restauration scolaire et collective qui précise les portions conseillées selon les aliments et les âges. Un premier pas dans le bon sens et un exemple à suivre.

Agissez avec nous !

La fantaisie des fabricants va parfois plus loin que ce que nous dénonçons. Prenez quelques minutes pour poster d’autres exemples d’inconsistance dans les portions ou d’autres problèmes d’étiquetage sur notre page Facebook en insérant des photos en commentaire du ‘post’.


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