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Dossier

Apnées du sommeil

13 février 2017
apnée sommeil

13 février 2017
Une fatigue prolongée, un ronflement, des difficultés de concentration et même certains états dépressifs peuvent trouver leur origine dans un sommeil ponctué d'arrêts respiratoires. Poser le diagnostic ouvre, heureusement, la voie à des traitements ciblés.

Durant la nuit, il arrive que la respiration se fasse plus difficile, ce qui ralentit le flux respiratoire (on parle alors d’hypopnées –plus courantes chez les femmes) ou se bloque complètement (les apnées proprement dites). Ces épisodes sont de courtes durées, mais ils peuvent se multiplier au cours d’une même nuit et finir par avoir un impact sur la qualité du sommeil ainsi que sur la santé.

Les chiffres de population touchée varient selon les études, mais l’une d’entre elles, publiée en décembre 2016, avance les chiffres de 49% des hommes et 23% des femmes adultes touchés, dont une bonne part ignore qu’elle fait des apnées. Les symptômes sont, en effet, très variés et peuvent faire penser à d’autres troubles, voire ne pas forcément inquiéter la personne qui en souffre. Le diagnostic est donc souvent posé assez tardivement. Et il n’y a pas vraiment d’âge pour commencer à faire des apnées, même si elle survient plus fréquemment après 60ans. On peut en faire dès l’enfance ou l’adolescence.   Le premier à faire les frais de ces diminutions/arrêts respiratoires est le sommeil: la nuit est émaillée de micro-réveils et on se lève le matin en ayant l’impression de ne pas être reposé. La fatigue s’installe et avec elle, parfois, des somnolences en journée. Ces envies de dormir peuvent être légères, mais elles peuvent également conduire à des endormissements impossibles à contrôler, y compris alors que l’on est occupé à ses activités quotidiennes ou que l’on se trouve au volant de sa voiture!

 

On distingue trois types d’apnées

  • Les apnées dites "centrales" parce qu’elles résultent d’un dysfonctionnement au niveau du cerveau, qui "oublie" parfois d’envoyer au muscles respiratoires le signal qu’il doit respirer.
  • Les apnées dites "obstructives" parce que, dans ce cas, c’est un obstacle physique qui bloque la respiration.
  • Les apnées dites « mixtes », qui combinent les deux.

 

Et trois niveaux de gravité

Faire quelques apnées par nuit n’est pas problématique et même normal, pour autant que l’on ne dépasse pas les 5 arrêts par heure. Au-delà, on souffre de syndrome des apnées du sommeil:

  • léger: de 6 à 14 apnées/hypopnées par heure
  • modéré: de 15 à 30 apnées/hypopnées par heure
  • sévère: au-dessus de 30 apnées/hypopnées par heure  

 

Une obstruction anatomique

Les causes les plus fréquentes d’obstruction viennent du nez (polypes…) ou de la gorge elle-même. Les apnées peuvent être dues à un relâchement excessif des parois de la gorge ou du muscle de la langue, qui en se ramollissant deviennent plus volumineux et réduisent l’espace de circulation du flux respiratoire. La langue peut basculer vers l’arrière (d’où certaines apnées uniquement liées à la position sur le dos) et le voile du palais s’affaisser un peu. De même, des amygdales trop volumineuses peuvent également encombrer l’espace. La respiration est perturbée entraînant de multiples réveils durant la nuit et une baisse de la saturation en oxygène dans le sang.  


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