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Kystes ovariens

14 juillet 2016
kystes ovariens

14 juillet 2016
Quand un kyste se développe sur ou dans un des ovaires, la plupart des femmes ne s’en rendent pas compte. Le plus souvent, le corps s’en débarrasse tout seul après deux ou trois cycles menstruels sans qu’il ne cause de symptômes. Toutefois, certains kystes peuvent entraîner des plaintes et déboucher sur des complications.

Un kyste ovarien est une poche remplie de liquide qui se développe sur ou dans l’ovaire. Ces kystes sont le plus souvent bénins et se résorbent souvent d’eux-mêmes après deux ou trois mois. Ils ne nécessitent donc pas de traitement particulier. Mais certains kystes peuvent parfois devenir très volumineux et, de ce fait, entraîner des plaintes, voire des complications. Une intervention est dès lors envisagée. Enfin, même si cela est plus rare, certains kystes peuvent comporter des cellules cancéreuses. Le médecin prendra dans ce cas les mesures appropriées.

Kystes fonctionnels

Une première catégorie de kystes est liée au cycle menstruel. Ils touchent dès lors surtout les femmes en âge de procréer, avant la ménopause. On les nomme "kystes fonctionnels". Ils sont en général relativement petits (entre 3 et 6 cm) et les risques de les voir grossir sont faibles. Ils disparaissent le plus souvent spontanément après quelques semaines.

Il en existe deux types : les kystes folliculaires et les kystes lutéaux.

  • Les kystes folliculaires se forment à partir des follicules. Les follicules s’apparentent à de minuscules agrégats de cellules situés dans les ovaires et dans lesquels se trouvent les ovules. Au début de chaque cycle menstruel – normalement tous les 28 jours-, un follicule grossit, saille à la surface de l’ovaire et se rompt pour libérer un ovule. Mais il arrive que le follicule ne s'ouvre pas pour laisser s’échapper l’ovule. Au lieu de se résorber, il continue alors à croître et se transforme en kyste. 
  • Les kystes lutéaux se forment après que le follicule ait libéré l’ovule. Dans ce cas, c’est l’ouverture du follicule par laquelle s’est échappé l’ovule qui se bouche. Du liquide commence alors à s’y accumuler, ce qui forme un kyste.

Kystes organiques

Une deuxième catégorie de kystes n’est pas liée au cycle menstruel ; ce sont les kystes organiques. Ils se développent à partir de n’importe quel élément constituant l’ovaire. En simplifiant, on peut distinguer les types majeurs suivants :


  • Les kystes dermoïdes: ils se développent à partir de cellules germinales destinées à créer des ovules. C’est pourquoi certains peuvent contenir de la graisse, des dents, des poils et même du tissu osseux.
  • Les kystadénomes dont on distingue deux types : les kystes séreux qui contiennent uniquement du liquide fluide, et les kystes mucineux qui renferment un liquide plus ferme. Ces kystes peuvent atteindre les plus grandes dimensions, jusqu’à 50 cm de diamètre dans les cas extrêmes.
  • Les kystes endométriosiques:ce sont des kystes ovariens formés à partir de cellules provenant de l’utérus.

En général, on suit leur évolution de plus près. En effet, les kystes organiques ne disparaissent pas aussi spontanément que les kystes fonctionnels et comportent plus de risques de grossir. De plus, le risque de malignité (cancer) est plus élevé, surtout après la ménopause.


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