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Le test HPV plus efficace que le frottis

23 janvier 2015
Le test HPV plus efficace que le frottis

23 janvier 2015

Une étude révèle que le test HPV est plus efficace que le traditionnel frottis pour dépister le cancer du col de l’utérus. A terme, le frottis, comme instrument de dépistage, sera donc probablement remplacé par le test HPV. Cela nous paraît justifié.

Aujourd’hui, il est conseillé à toutes les femmes entre 25 et 64 ans de procéder tous les trois ans à un dépistage au moyen d’un frottis (Pap-test). Le médecin prélève des cellules, lesquelles sont analysées afin de détecter des anomalies pouvant entraîner un cancer. Ce dépistage est efficace, mais peut être amélioré. 

Moins de cancers et de décès avec le test HPV

Avec le test HPV, c'est la présence de l'ADN du virus HPV (responsable du déclenchement du cancer du col de l’utérus) qui est recherché dans les cellules prélevées. Et dans la négative, on peut attendre au mois cinq ans avant de procéder à un nouveau dépistage. 

Le Centre fédéral d’expertise des Soins de Santé (KCE) a calculé que, par tranche de 100.000 femmes testées, il est possible d’éviter 240 cas supplémentaires de cancers du col de l’utérus et 96 décès. En outre, le test HPV en tant que dépistage primaire peut s’avérer financièrement plus intéressant: des dépistages moins fréquents et une prévention accrue des cancers permettraient une économie de quelque 15 millions d'euros sur la durée de vie des 100.000 femmes testées.

Pas pour les femmes de moins de 30 ans

Le KCE conseille toutefois aux femmes de moins de 30 ans de continuer à se faire dépister au moyen du Pap-test. Chez ces dernières, le test HPV est en effet moins efficace. En outre, les infections par HPV sont plus fréquentes chez les jeunes femmes, mais l’organisme vient souvent lui-même à bout du virus. Dépister les femmes de moins de 30 ans au moyen du test HPV présenterait donc plus d’inconvénients que d’avantages (ex. nombreuses traitements injustifiés).

Vaccinée? Continuez le dépistage!

Comme nous l’avons déjà souligné, le KCE répète que les femmes vaccinées contre le virus HPV doivent se faire dépister. Les vaccins existants n’offrent en effet aucune protection contre tous les virus cancérigènes. De même, nous ne savons pas encore avec certitude combien de temps exactement les vaccins protègent de l’apparition du cancer du col de l’utérus.


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