Dossier

Assurances soins dentaires

08 novembre 2017
assurances soins dentaires

08 novembre 2017
Les soins dentaires coûtent cher et ne sont pas assez couverts par l’assurance soins de santé obligatoire. Faut-il alors souscrire une assurance soins dentaires pour être remboursé en cas de gros frais ? Tout dépend de l’état de votre bouche et du contrat qui vous est proposé. Les restrictions peuvent, en effet, être plus ou moins nombreuses selon les contrats.

Quand on feuillette les folders de promotion des assurances soins dentaires, on peut avoir l’impression qu’il suffit d’un versement mensuel modique pour être entièrement remboursé le jour où nos dents nécessitent une intervention importante – et donc coûteuse.  Si seulement c’était vrai ! Quand on épluche les contrats, on constate plutôt que les plafonds, les limitations et les exclusions peuvent être nombreuses. Voici ce que vous devez savoir.

La prime augmente avec le temps

Bien sûr, elle augmente avec l’âge. Plus vous êtes âgé au moment de la souscription, plus la prime de base est élevée. Mais celle-ci est loin de rester fixe. Elle s’alourdit au fil du temps en cumulant l’index et les augmentations systématiques prévues dans les contrats (lors du passage à une nouvelle tranche d’âge, par exemple, ou tous les 5 ans…). Seul un nombre réduit de produits promettent de conserver le montant de départ toute la vie en dehors des augmentations autorisées par la loi (index…)

Vous êtes lié à long terme à votre mutuelle

À moins d’avoir opté pour le seul assureur privé du marché, votre assurance soins dentaires est liée à votre mutuelle, car il n’est pas possible de s’affilier uniquement à la couverture soins dentaires. Cela dit, même si la  couverture proposée par votre mutuelle n’est pas forcément la meilleure, n’oubliez pas que celle-ci vous offre un ensemble large de services pour une cotisation qui peut varier d’un organisme à l’autre.

Vous êtes couvert… mais pas tout de suite

Vous payez une prime complète dès le premier jour d’affiliation, mais généralement vous ne bénéficiez des remboursements qu’après un stage d’attente d’au moins 6 mois auquel s’ajoutent des stages d’attente spécifiques pour pouvoir bénéficier du remboursement maximum de certains soins (les plus coûteux, évidemment).  Il faut en général attendre la 3ième année avant de pouvoir bénéficier des remboursements maximums.

Tout n’est pas couvert

Le seul assureur privé offrant ce genre d’assurance exclut certaines interventions, notamment en fonction des problèmes préexistants à la souscription du contrat. Par exemple : exclure le remplacement de dents déjà manquantes à ce moment-là. Les mutuelles ne le font pas. Par contre, tous refusent de prendre en charge les interventions accompagnées d’une hospitalisation (avec une nuitée), et presque tous font de même pour les médicaments prescrits par les dentistes. Certains contrats lient aussi le remboursement à celui prévu par l’INAMI. Si l’INAMI n’intervient pas, l’assurance non plus. Et la moitié n’apprécie pas les suppléments d’honoraires.

Les remboursements ne sont jamais complets

Les contrats prévoient des pourcentages de remboursement maximum pour chaque type de soins, mais également des plafonds annuels pour chaque catégorie de soins et, enfin, une limite de remboursement annuel maximum toutes interventions confondues.  Bref, trois plafonds au total !

Aucun report d’argent n’est possible d’une année à l’autre

Pas question de capitaliser d’une année à l’autre. Ce qui n’a pas été utilisé est perdu.