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OGM : prudence !

Pour

  • Règle certains problèmes spécifiques à l’agriculture.
  • Permet d’augmenter la teneur en vitamines, en fer ou en bonnes graisses.
  • Peut accélérer la croissance des organismes.
  • Incite certaines espèces de plantes, de micro-organismes et d’animaux à fabriquer des substances pharmaceutiques, ce qui permet à des millions de diabétiques d’utiliser une insuline issue de ces organismes génétiquement modifiés.
  • Devrait pouvoir créer des plantes résistantes aux conditions climatiques extrêmes et apporter ainsi une réponse au problème alimentaire dans le tiers-monde.

  Contre 

  • Même s’il n’existe aujourd’hui aucune preuve concluante quant aux éventuels effets nocifs sur la santé, personne ne peut prédire les conséquences potentielles à long terme sur l’homme et la nature.
  • Menace la diversité : tout le monde va cultiver les mêmes variétés standardisées et modifiées.
  • Risque d’apparition d’une « super-espèce » d’insectes et de mauvaises herbes qui exigerait le recours à des pesticides encore plus toxiques.
  • L’argument de la pénurie alimentaire et de la faim dans le monde ne tient pas : cette problématique est davantage due à une mauvaise politique et à une répartition non équitable des ressources sociales et financières qu’à une production alimentaire insuffisante.
  • Risque de rendre les grandes multinationales encore plus puissantes aux dépens des exploitants, moins solides financièrement.

Notre avis

Il serait irresponsable de condamner d’office le progrès scientifique, y compris dans la génétique. L’intérêt de la manipulation génétique n’est pas à remettre en cause. Mais il faut rester critique ! Toute culture transgénique doit être soumise à une évaluation rigoureuse qui garantisse sa sûreté. Actuellement, l’Europe stipule  que les produits peuvent contenir une quantité minimale d’OGM. Lorsque l’aliment contient plus de 0,9% d’OGM, leur présence doit être mentionnée sur l’étiquette, sauf pour les aliments d’origine animale. Mais l’autorisation de cette présence d’OGM doit faire l’objet d’une évaluation continue – indépendante - et doit pouvoir être réexaminée.