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Dossier

Le point sur les OGM

04 octobre 2012
ogm

04 octobre 2012

La culture d’organismes génétiquement modifiés (OGM) connaît un essor spectaculaire. Il s’agit d’organismes dont on a altéré le patrimoine génétique (ADN) en lui ajoutant un ou plusieurs gènes provenant d’un autre organisme sans recourir au processus naturel de reproduction. Les débats sur le sujet sont passionnés. Qu’en penser ?

OGM : prudence !

Pour

  • Règle certains problèmes spécifiques à l’agriculture.
  • Permet d’augmenter la teneur en vitamines, en fer ou en bonnes graisses.
  • Peut accélérer la croissance des organismes.
  • Incite certaines espèces de plantes, de micro-organismes et d’animaux à fabriquer des substances pharmaceutiques, ce qui permet à des millions de diabétiques d’utiliser une insuline issue de ces organismes génétiquement modifiés.
  • Devrait pouvoir créer des plantes résistantes aux conditions climatiques extrêmes et apporter ainsi une réponse au problème alimentaire dans le tiers-monde.

  Contre 

  • Même s’il n’existe aujourd’hui aucune preuve concluante quant aux éventuels effets nocifs sur la santé, personne ne peut prédire les conséquences potentielles à long terme sur l’homme et la nature.
  • Menace la diversité : tout le monde va cultiver les mêmes variétés standardisées et modifiées.
  • Risque d’apparition d’une « super-espèce » d’insectes et de mauvaises herbes qui exigerait le recours à des pesticides encore plus toxiques.
  • L’argument de la pénurie alimentaire et de la faim dans le monde ne tient pas : cette problématique est davantage due à une mauvaise politique et à une répartition non équitable des ressources sociales et financières qu’à une production alimentaire insuffisante.
  • Risque de rendre les grandes multinationales encore plus puissantes aux dépens des exploitants, moins solides financièrement.

Notre avis

Il serait irresponsable de condamner d’office le progrès scientifique, y compris dans la génétique. L’intérêt de la manipulation génétique n’est pas à remettre en cause. Mais il faut rester critique ! Toute culture transgénique doit être soumise à une évaluation rigoureuse qui garantisse sa sûreté. Actuellement, l’Europe stipule  que les produits peuvent contenir une quantité minimale d’OGM. Lorsque l’aliment contient plus de 0,9% d’OGM, leur présence doit être mentionnée sur l’étiquette, sauf pour les aliments d’origine animale. Mais l’autorisation de cette présence d’OGM doit faire l’objet d’une évaluation continue – indépendante - et doit pouvoir être réexaminée.


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