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Dossier

Déchets des médicaments

31 janvier 2013
déchets médocs

31 janvier 2013

Les substances actives des médicaments se retrouvent dans la nature et polluent eaux et sols. Et quand on sait que nos excréments sont la première source de pollution à ce niveau, on se rend compte que la diminution de la prise de médicaments est la meilleure arme.

Où se situe le problème ?

Les substances biologiques actives des médicaments périmés jetés à la poubelle, dans les toilettes ou dans l’évier atterrissent dans les eaux et le sol. Mais, la plus importante forme de pollution se situe dans le reste des principes actifs des médicaments absorbés que notre corps rejette. Nos excréments sont composés de particules chimiques et constituent le plus grande source de pollution à ce niveau. Malgré le traitement de purification des eaux usées, un grand pourcentage des principes actifs n’est pas détruit et se propage dans la nature. C'est le cas pour plus de 75% des particules des antibiotiques, par exemple.

Quelles conséquences ?

Si, à ce jour, il n’existe encore aucune preuve des effets de ces matières sur les humains, il n’en est pas de même pour la faune et la flore aquatique. Une étude menée sur les truites brunes laisse entendre que l’exposition de ce poisson aux antidouleurs peut avoir des effets nuisibles sur divers organes et compromettre la santé des populations de poissons affectées. Certains composés étant omniprésents, l’éventail des effets secondaires possibles est assez large. Vu l’impact de certaines composantes sur plusieurs animaux aquatiques, il est possible qu’à long terme, ces effets touchent aussi les hommes.

Réduire notre consommation

Prendre moins de médicaments réduit la quantité de substances chimiques dans nos excréments. Mais, nous pouvons aussi diminuer la quantité achetée :
Allez chez votre médecin pour son diagnostique, sans pour autant attendre une ordonnance. La plupart des maladies aiguës guérissent par elles-mêmes, tandis que l’efficacité de certains médicaments n’est pas prouvée.
Demandez à votre médecin à quoi sert le médicament qu’il vous prescrit, si vous en avez vraiment besoin et si vous devez prendre l’entièreté de la boite.
N’achetez pas de médicaments en prévision du jour ou vous pourriez en avoir besoin. Mieux vaut les acheter au moment opportun.
Achetez une quantité raisonnable et nécessaire. Par exemple, si vous n’avez jamais mal de tête, lorsque vous avez besoin d’une aspirine, demandez à votre pharmacien la plus petite boite.

Recycler

Réduisez la pollution en collectant séparément les médicaments vides et périmés.
Médicaments périmés :
Ne les jetez ni dans la toilette ni aux ordures ménagères.
Points de collecte : les pharmacies et parcs à container en Wallonie, les pharmacies à Bruxelles et en Flandre.
Sont repris : les tablettes de médicaments, sans boite ni notice, les tubes de crème et les bouteilles périmées en verre ou en plastique.
Laissez les pilules dans leur emballage avant de les apporter à la pharmacie. Ne videz pas les tubes de crème.
Emballages vides et seringues :
Les boites en carton, les notices, les bouteilles en verre doivent être recyclés. Les tablettes, elles, suivent le même trajet que le reste des déchets ménagers.
La seringue, sans l’aiguille peut être jetée à la poubelle. Les aiguilles doivent être mises dans un récipient spécial vendu en pharmacie et sont ensuite déposées avec les PDD (petits déchets dangereux). Si l’injection est faite par un médecin ou une infirmière, il/elle doit récupérer l’aiguille utilisée.


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