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Corvaton et Coruno: remboursement remanié

01 août 2017
angine poitrine

01 août 2017
Depuis le 1er août, les nouveaux patients ne bénéficient plus du remboursement des médicaments à base de molsidomine pour le traitement de l’angine de poitrine. Cela ne nous émeut guère, car il s’agit d’un médicament à l’utilité contestable. Une exception est consentie pour les patients prenant ce médicament depuis plus longtemps.

Les patients confrontés à des crises d’angor répétées dans le cas d’une angina pectoris (angine de poitrine) se voient (trop) souvent administrer un traitement avec un médicament à base de molsidomine. Chez nous, la molsidomine est commercialisée sous les marques Corvaton ou Coruno.

Deux médicaments contestés

L’utilité de la molsidomine dans le cas de l’angine de poitrine est douteuse. Les quelques études suggérant un effet favorable présentent d’importants manquements sur le plan de la méthodologie. Il existe des solutions alternatives plus efficaces et abordables. Dans de nombreux autres pays, la molsidomine n’est même pas commercialisée et la substance n’est même pas évoquée dans les recommandations internationales pour le traitement de l’angine de poitrine.

Raison pour laquelle ce médicament se voit attribuer la mention "utilité contestable" dans notre banque de données de médicaments.

Modalités de remboursement différentes depuis le 1er août

Depuis le 1er août, les nouveaux traitements à base de ces produits ne sont plus remboursés par l’INAMI.

Vous prenez l’un de ces produits depuis longtemps déjà? Dans ce cas, une exception est prévue et le remboursement reste possible. Mais attention: vous avez toutefois besoin d’une autorisation d’un médecin conseil de votre mutuelle. Votre médecin de famille peut régler cela pour vous.

Pas d’économie injustifiée

En raison de l’utilité contestable de la molsidomine, nous ne sommes pas particulièrement scandalisés que son remboursement ait été supprimé. En effet le remboursement de ce médicament coûte beaucoup d’argent alors qu’il n’existe pratiquement aucun argument en faveur de son utilisation. La molsidomine figure depuis des années, sans interruption dans le Top 25 des médicaments les plus coûteux pour l’INAMI!

La conférence belge de consensus, à laquelle nous avions participé en qualité de représentant du public, concluait même, voici plus de dix ans, que la molsidomine ne constituait pas un traitement de premier choix. 


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