Dossier

Quid de votre assurance hospitalisation lors de votre départ à la retraite

11 mai 2017
assurance hospitalisation – employeur – assurance collective – pension

11 mai 2017
Vous avez une assurance hospitalisation par le biais de votre employeur et vous êtes sur le point de prendre votre pension ? L’assurance prendra normalement fin à partir de ce moment. Toutefois, vous pouvez rester auprès de cet assureur pour autant que vous payiez vous-même la prime. Ou vaut-il mieux chercher une alternative ?

Un mot d’ordre : comparer

En payant votre assurance hospitalisation, votre employeur vous fait un joli cadeau. Mais qu’en est-il à l’approche de la pension ? Pour commencer, votre employeur est tenu de vous informer au plus tard dans les 30 jours après votre départ à la retraite quant à la possibilité de souscrire un nouveau contrat individuel auprès de l’assureur groupe. Mordre à l’hameçon ou pas ?

Voici en quelques mots ce que nous vous recommandons étape par étape.

  1. Faites savoir à cet assureur que cela vous intéresse. Vous avez 30 jours pour ce faire, mais vous pouvez demander 30 jours supplémentaires.
  2. Dans les 15 jours qui suivent votre réponse, l’assureur doit vous faire parvenir une proposition concrète.
  3. Comparez avec ce que vous pouvez obtenir ailleurs. Demandez-vous d’abord si vous souhaitez pouvoir choisir une chambre individuelle sans qu’il y ait pour cela de nécessité médicale ou si vous voulez éventuellement être admis dans un hôpital bruxellois (cher) et quelle franchise êtes-vous prêt à prendre en charge. Surfez ensuite sur notre Comparateur d’assurances hospitalisation.
  4. Sachez qu’il est parfois plus avantageux de faire courir le nouveau contrat peu avant votre 65ième anniversaire.
  5. Au cours de votre carrière, vous avez payé une « prime d’attente » sur une base volontaire pour une assurance hospitalisation ? Dans ce cas, lors de votre passage à un contrat individuel à l’âge de la retraite, vous aurez à payer moins que la normale; concrètement, vous paierez la même prime que celle qui est réclamée à une personne qui a l’âge que vous aviez lorsque vous avez payé la prime d’attente pour la première fois. Si, au final, vous ne choisissez pas l’assureur que vous avez préfinancé, vous perdrez tout ce que vous aviez déjà payé; du moins, la plupart des assureurs appliquent ce principe-là.
  6. Réfléchissez-y à deux fois. Une fois votre choix établi, certaines options ne sont plus possibles. Et plus vous êtes âgé, plus il vous sera difficile d’encore changer.
  7. Si la proposition de l’assureur groupe pour un contrat individuel vous semble être le meilleur choix, acceptez-le dans ce cas dans les 30 jours. Dans ce cas, la couverture est d’application à partir du moment où la protection de l’assurance collective a cessé, donc si nécessaire avec effet rétroactif. Attention : conclure ce nouveau contrat n’est pas la même chose que de rester affilié dans le cadre l’assurance collective.
  8. Quelle que soit la formule choisie, vous devez vous rendre compte que la prime initiale va augmenter avec les années. En fonction de votre choix lors de votre départ à la retraite, vous êtes cependant un peu mieux loti dans un cas que dans l’autre.

    C’est le législateur qui détermine l’évolution de la prime d’un contrat individuel au fil du temps. L’assureur peut l’indexer une fois par an. Une augmentation pour une autre raison n’est possible que si la Banque Nationale de Belgique (BNB) accepte cette raison comme exceptionnelle, ce qui peut malheureusement arriver.

    Il n’est pas interdit de conclure des accords d’entrée de jeu au sujet d’autres majorations de prime à des âges déterminés.

    Si vous êtes resté affilié auprès de l’assurance collective, vous courez également le risque de vous voir imposer des sauts de prime d’entrée de jeu. Mais bien pire encore, l’assureur et l’ex-employeur sont totalement libres de décider par après de revoir la prime à la hausse, sans la moindre limitation légale. Il n’est pas rare que des pensionnés plus âgés ne puissent pas faire face à de fortes augmentations de primes. C’est la raison pour laquelle nous vous déconseillons de rester dans l’assurance collective.