Les Belges face à l’épargne et l’investissement: entre prudence, inégalités et ambitions financières
Les Belges restent fidèles à leur compte d’épargne. Mais derrière cette apparente prudence se cache une réalité plus contrastée, où les capacités d’épargne et d’investissement varient selon l’âge, le niveau d’éducation et surtout le confort financier. C’est ce que révèle une enquête menée auprès de près de 900 Belges âgés de 25 à 74 ans.
Notre enquête sur l'épargne et l'investissement des Belges
Testachats a interrogé près de 900 consommateurs belges afin de mieux comprendre comment ils ont épargné et investi au cours des douze derniers mois. Les questionnaires ont été envoyés entre le 7 et le 13 octobre 2025.
Les résultats ont été pondérés en fonction du sexe, de l'âge, du niveau d'éducation et de la répartition géographique afin de représenter la répartition de la population générale âgée de 25 à 74 ans.
Une majorité de Belges fidèles à l’épargne traditionnelle
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À l’inverse, une partie plus restreinte des Belges se tourne vers des formes d’investissement plus risquées, telles que les actions, obligations, fonds ou ETF, ou encore les cryptomonnaies. Ces placements concernent surtout certains profils bien précis, comme les ménages plus aisés.
Vers le haut de la pageUn Belge sur six sans capacité d’épargner ou d’investir
L’enquête met aussi en lumière une réalité plus préoccupante : environ 16% des personnes interrogées déclarent n’avoir ni épargné ni investi au cours des 12 derniers mois. La principale raison évoquée est sans ambiguïté : le manque d’argent.
Ce chiffre souligne qu’au-delà des préférences ou des choix financiers, une partie non négligeable de la population fait face à une contrainte budgétaire forte, qui empêche toute forme de mise de côté, même minimale.
Des différences marquées selon l’âge et le profil
L’âge joue un rôle important dans la manière d’aborder l’épargne et l’investissement. Les 25–39 ans se distinguent par une plus grande diversification de leurs placements. Ils sont proportionnellement plus nombreux à combiner épargne classique et investissements plus dynamiques.
À l’opposé, les 60–74 ans privilégient très majoritairement les formes d’épargne traditionnelles. Cette prudence accrue peut s’expliquer par un horizon de placement plus court et une aversion plus élevée au risque à l’approche ou pendant la retraite.
Le confort financier, facteur déterminant
Éducation, région et genre : des écarts persistants
Le niveau d’éducation influence également les comportements financiers. Les personnes disposant d’un niveau d’études plus élevé investissent plus souvent et utilisent une palette plus large de produits financiers.
Des différences régionales apparaissent aussi : les répondants vivant en Flandre se montrent globalement plus enclins à diversifier leurs placements que ceux vivant en Wallonie ou à Bruxelles.
Enfin, les hommes déclarent plus fréquemment investir que les femmes, qui restent proportionnellement plus nombreuses à privilégier exclusivement l’épargne classique.
Des ambitions de revenus élevées pour une vie confortable
Interrogés sur le revenu mensuel net nécessaire pour mener une vie confortable, les répondants affichent des attentes élevées. Une large part estime qu’un revenu compris entre 2 500 et 4 000 euros par mois est nécessaire, tandis qu’une proportion non négligeable vise même plus de 4 000 euros. La médiane se situe autour de 2 750 euros, pour une moyenne d’environ 3 500 euros.
Comment les Belges pensent atteindre leurs objectifs
Pour atteindre ce niveau de revenu, les stratégies envisagées restent majoritairement prudentes. Beaucoup comptent sur une augmentation de l’épargne. Environ un répondant sur six cite l’investissement en Bourse comme levier possible.
Il est toutefois frappant de constater que les jeux de hasard et la loterie sont également mentionnés par une part non négligeable des répondants, révélant parfois une recherche de solutions rapides, plutôt qu’une approche structurée et de long terme.
Peur du risque, complexité et manque de confiance
Parmi ceux qui estiment ne pas avoir la capacité d’agir pour améliorer leur situation financière, plusieurs freins ressortent clairement : le manque d’argent, bien sûr, mais aussi la peur de perdre de l’argent, la complexité perçue des produits financiers et une certaine méfiance envers les conseillers.
Ces obstacles montrent que l’investissement ne souffre pas seulement d’un problème de moyens, mais aussi de compréhension et de confiance.
Vers le haut de la pageInvestir comme levier, à condition d’être bien accompagné
Cette enquête met en évidence une Belgique à plusieurs vitesses face à l’épargne et à l’investissement. Si l’épargne classique reste dominante, elle ne permet pas toujours, à elle seule, d’atteindre les objectifs financiers que beaucoup se fixent pour vivre confortablement.
Dans ce contexte, investir n’est pas une question de spéculation ou de prise de risque excessive, mais un outil essentiel pour construire un projet financier à long terme. Encore faut-il disposer des connaissances, du cadre et de l’accompagnement nécessaires pour dépasser la peur et la complexité.
C’est précisément la mission que s’est fixée Testachats, en lançant le nouveau programme Start2invest : aider chacun à mieux comprendre, planifier et gérer son argent, avec un accent particulier sur l’épargne, l’investissement, la préparation de la pension et les décisions financières importantes.
