Communiqué

Test Achats demande un véritable “tax shift” au niveau de la facture d'électricité

10 novembre 2021

Après les prix record d'octobre, ceux de novembre sont encore pires. Test Achats, qui surveille de près les prix de l'énergie, parle de niveaux "alarmants" et craint que de nombreuses personnes ne soient plus en mesure de payer la facture de ce service essentiel. Une fois de plus, l'organisation de consommateurs demande aux gouvernements fédéral et régionaux d’alléger voir de supprimer la charge fiscale et la charge des différents prélèvements de la facture afin de mieux protéger en partie les consommateurs contre les chocs de prix, via un vrai “tax shift”.

Une facture de gaz naturel de plus de 3 000 €.

Une famille moyenne - avec une consommation annuelle de 3 500 kWh - qui doit renouveler son contrat d'électricité arrivant à échéance sur la base des tarifs de novembre ne paie pas moins de 780 euros en moyenne pour un plan à tarif fixe. Il s'agit d'une nouvelle augmentation de 33 % par rapport au précédent prix record d'octobre, et d'une augmentation de pas moins de 135 % par rapport au prix d'il y a deux ans, indique Test Achats.

L'organisation de consommateurs précise que cela ne concerne que la composante énergétique, c'est-à-dire hors tarifs de réseau et taxes. Test Achats dresse un tableau encore plus grave pour le gaz naturel : "Celui qui a souscrit un contrat fixe pour le gaz naturel en octobre paiera environ 1800€ par an, alors qu'en septembre ce chiffre était d'environ 1 255. Nous en sommes maintenant à 2500, soit le double en seulement deux mois. Si l'on ajoute les tarifs du réseau et les taxes, on arrive à une facture annuelle de plus de 3 000, soit près de trois fois plus qu'il y a deux ans", explique J-Ph. Ducart de Test Achats.  "Pour un contrat variable, vous payez un peu moins en moyenne, mais même là, l'augmentation est significative : de 1 900 en octobre à 2 240 en novembre", ajoute-t-il.

 

Les plans à tarif fixe ? La moitié a disparu ...

Une autre constatation est que de nombreux fournisseurs ont supprimé leurs offres à tarif fixe, en totalité ou en partie, selon Test Achats.  Si Mega et le Vlaamse Energieleverancier ont donné l'exemple en septembre, beaucoup d'autres ont suivi depuis. Par exemple, le plus grand fournisseur, Engie Electrabel, ne propose plus Easy Direct ou Easy3 depuis ce mois-ci. L'organisation de consommateurs indique qu'en Flandre et en Wallonie, il n'existe actuellement qu'une vingtaine de plans à tarif fixe sur le marché de l'électricité et une dizaine seulement pour le gaz naturel. Une réduction de moitié par rapport à il y a quelques mois.  À Bruxelles, la situation est encore plus désolante : il n'y reste plus que deux plans à tarif fixe (avec deux opérateurs encore réellement opérationnels).

 

Taxshift svp.

Test Achats conseille aux consommateurs qui ont un ancien contrat fixe de ne pas bouger. Les personnes dont le contrat expire recevront une nouvelle proposition de leur fournisseur.  C'est le moment de parcourir le marché et de bien comparer. Les prix sont très élevés chez chaque fournisseur, mais le consommateur a intérêt à rechercher le contrat le plus avantageux pour son profil, indique-t-il.  Test Achats indique qu'il n'est pas judicieux de bloquer les prix élevés pendant un an. Pour ceux qui choisiraient encore un taux fixe, l'organisation de consommateurs conseille de suivre de près l'évolution des prix.  "Afin de protéger le consommateur de ces hausses de prix, le gouvernement devrait réduire la TVA pour une consommation de base (tranche à définir) à court terme car les mesures prises jusqu'à présent sont insuffisantes. A plus long terme, il faut enfin s'atteler à un véritable transfert fiscal (tax shift) sur la facture d'électricité. Il appartient aux gouvernements, fédéral et régionaux, de réexaminer comment réduire cette facture à l'essentiel : l'électricité et son transport", déclare JPh. Ducart.

Vous voulez savoir quel fournisseur d'énergie vous convient ? Surfez sur www.testachats.be/energyguide.

Les consommateurs peuvent également appeler le 0800 50 222 pour obtenir de l'aide et des conseils pendant toute la durée de cette crise énergétique.