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Infections vaginales

12 août 2016
Infections vaginales

12 août 2016

Des pertes blanches excessives sont la plupart du temps dues à un champignon ou une bactérie pathogène, comme en cas de candidose ou infection bactérienne. Même si ces deux infections sont faciles à combattre à l'aide d'un traitement médical, l'autodiagnostic et l’automédication sont résolument à proscrire.

Affection

Les malentendus au sujet du vagin sont nombreux. Les femmes elles-mêmes ne savent pas toujours ce qui est normal ou ne l'est pas. Même s’il arrive que les sécrétions normales, parfois appelées pertes blanches, soient perçues comme dérangeantes, elles ne signalent pas pour autant un problème.

Le vagin est un milieu acide dans lequel une multitude de micro-organismes, dont des bactéries et des levures, sont naturellement présents. Tant que la flore vaginale reste équilibrée, elle se protège elle-même contre les attaques extérieures potentielles. Le taux d'acidité naturelle du vagin se situe entre 3,5 et 4,5 grâce à la flore bactérienne qui produit de l'acide. Lorsque ce fragile équilibre est perturbé, des micro-organismes risquent de se développer et de causer des problèmes.

Mais où se trouve finalement la normalité ?

Il est difficile de décrire précisément ce que sont des sécrétions vaginales normales. En général, on considère que la moyenne est d'environ 4ml de pertes blanches par jour, ce qui équivaut à un peu moins d'une cuiller à café. Cette quantité varie cependant d'une femme à l'autre et en fonction de la phase du cycle. Lors des pics hormonaux comme l'ovulation ou une grossesse, les sécrétions vaginales peuvent être temporairement plus abondantes.
Les pertes blanches sont généralement définies comme des pertes légèrement visqueuses, blanches ou transparentes, mais cela peut varier d'une personne à l'autre. S'il est normal que ces sécrétions dégagent une odeur (éventuellement acide), celle-ci n'est pas désagréable.

Les infections ne sont pas rares

L'écart à "la norme" est déterminé de façon individuelle et donc de nature subjective. Des sécrétions anormales sont dès lors celles qui diffèrent de ce qui est habituel dans votre cas personnel. Elles ne sont finalement problématiques qu'à partir du moment où elles sont excessives et s'accompagnent d'autres symptômes comme des démangeaisons, des douleurs, une couleur inhabituelle ou une odeur désagréable.
Dans une minorité de cas, un parasite ou une MST est à l'origine des problèmes, mais il arrive parfois que l'on ne puisse pas identifier précisément l'agent pathogène. Dans deux tiers des cas, de telles modifications de pertes blanches sont déclenchées par un champignon ou une bactérie pathogène, comme une candidose provoquée par le champignon Candida albicans, ou par une vaginose bactérienne. L'une comme l'autre sont des infections fréquentes (et souvent inoffensives).


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