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Nouveaux médicaments sans valeur ajoutée

15 février 2017
Pilules

15 février 2017
Souvent, les nouveaux médicaments pour les affections courantes ne sont pas plus efficaces que leurs prédécesseurs. Telle est la conclusion du Centre belge d’Information Pharmacothérapeutique après radioscopie des médicaments arrivés sur le marché ces 5 dernières années. L'an passé, nous attirions déjà votre attention sur ce point.

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Pas plus d'effets

Bien que les besoins soient criants, les entreprises pharmaceutiques ne développent pratiquement aucun nouveau médicament pour certaines affections courantes. Ainsi, attendons-nous encore par exemple des antibiotiques pouvant être utilisés dans la lutte contre les bactéries qui ont entre-temps développé une résistance aux médicaments usuels.
Les médicaments mis sur le marché n’ont pratiquement pas plus d’effet que les médicaments existants.

Quel est le problème?

Pour enregistrer un médicament, il ne faut pas démontrer que le nouveau produit est plus efficace qu’un produit existant. Il lui suffit d’avoir plus d’effet qu’un placebo. Si tel est le cas, il peut être mis sur le marché. Et c’est là que le bât blesse, car en tant que patient, vous pouvez quand même vous attendre à ce qu’un nouveau médicament présente une valeur ajoutée par rapport à son prédécesseur.
Pour le traitement du diabète de type 2, la metmorfine (glucophage), présent sur le marché depuis plus de 50 ans, est par exemple encore et toujours le produit de premier choix. Toutefois, de nouveaux antidiabétiques sont encore et toujours confrontés à un placebo et non à cette metmorfine.

Nouveau et plus onéreux

La constante de ces nouveaux médicaments, c'est qu'ils sont tous plus chers que leurs prédécesseurs et souvent commercialisés comme étant le « Saint Graal ».
Avec des budgets marketing gigantesques, les entreprises pharmaceutiques tentent de convaincre les médecins et les patients de la valeur ajoutée de leur produit. Et ce, alors qu’ils ne sont étayés par aucun argument scientifique.
En outre, les connaissances des effets indésirables à un stade précoce de lancement d’un nouveau médicament sont généralement limitées ou dû moins très incomplètes.

Carences du système actuel

Nous devons nous éloigner du système actuel dans lequel les entreprises pharmaceutiques acquièrent un brevet et, de ce fait, le monopole sur les produits qu’elles développent. Un nouveau modèle de recherche et de développement médical basé sur trois piliers centraux s’impose pour les médicaments :

  • le développement de médicaments et d’investissements en fonction des besoins de notre santé publique; 
  • des médicaments à valeur ajoutée pour le patient;
  • des prix abordables.

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