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Propreté de 44 villes et communes

25 sept. 2018

Situation en voie d’amélioration mais problèmes persistants !

Quelle est la propreté de nos villes ? Dans l’optique des élections communales, l'organisation de consommateurs, Test Achats, désirait répondre à cette question au travers d’une enquête à grande échelle. Les résultats concluent que dans 18 des 44 villes et communes étudiées, les rues et les places étaient généralement très propres. Une amélioration par rapport à l’enquête de 2012. Seules trois villes avaient alors obtenu un score élevé de propreté. Le résultat de l'enquête montre aussi une prise de conscience croissante à la fois du citoyen et du gouvernement. Néanmoins, plusieurs problèmes subsistent, notamment dans la région bruxelloise. Des communes telles que Molenbeek, Schaarbeek et Anderlecht restent sales, malgré les efforts manifestes des services de propreté.

                                                                                        

44 villes et communes                                                       

Cette année, les experts de Test Achats ont analysé la propreté de 44 villes belges. Dans chaque province, quatre communes ont été sélectionnées en fonction du nombre d'habitants. Quatre communes bruxelloises ont également été examinées. Chaque ville a été examinée deux fois par les enquêteurs. Lors d'une promenade de plus de deux heures le long des principaux lieux publics et d’endroits moins fréquentés, nos “mystery shoppers” ont évalué la propreté de chaque lieu visité. Ils ont prêté attention à divers éléments pouvant avoir un impact sur la propreté (détritus, déversement illégal, graffitis,…). Le parcours bordait les principaux espaces publics : places, rues commerçantes, gares, parcs publics, banques, sites touristiques, arrêts de bus et écoles.

Des améliorations importantes

La précédente enquête de Test Achats, qui date de 2012, concluait que seulement trois des 40 villes étudiées avaient obtenu un très bon score. Depuis lors, la propreté dans de nombreux endroits s’est améliorée car pas moins de 18 villes ont obtenu une note maximale et 12 autres ont obtenu de bons résultats. À l’autre extrême, on retrouve Anderlecht, Schaarbeek et Molenbeek, mais aussi, Seraing, Verviers et La Louvière, où certains lieux mériteraient un peu plus d’attention.

Déchets et dépôts clandestins

L’étude précédente le démontrait déjà, les plus gros problèmes sont les déchets et les dépôts clandestins. Cela concerne principalement les canettes, les bouteilles en plastique, les mégots de cigarettes, les chewing-gums et les emballages. Dans six sites sur dix, des dépôts clandestins ont été constatés. La situation était particulièrement préoccupante dans les quatre communes de Bruxelles visitées, où le dépôt clandestin est une véritable nuisance. Néanmoins, les enquêteurs de Test Achats soulignent le travail des services communaux pour nettoyer aux mieux les rues. Les principaux problèmes constatés par les enquêteurs restent les graffitis (dans 72% des villes et communes visitées), les poubelles publiques qui débordent (37,5%), les logements vacants (66%), les excréments d’animaux (40%) et le mobilier urbain vandalisé (38%)..

Le sens civique

Il est clair que le citoyen joue un rôle important dans la propreté de sa ville. Un manque de civisme mène à une ville sale, malgré les investissements et les efforts des autorités municipales. Les solutions prêtes à l'emploi pour ces problèmes n’existent pas. De plus, chaque ville est différente et de nombreux facteurs influencent le degré de pollution, notamment l'absence de contrôle social, l'implication des habitants, la pauvreté, la densité de la population, etc.

Des solutions ?

L'organisation de consommateurs souligne que les villes ont un rôle important à jouer dans le nettoyage, le contrôle et la répression, mais elle est consciente que la responsabilité civique ne doit pas être oubliée. Néanmoins, Test Achats propose des pistes pour résoudre le problème. "Une solution peut être d’utiliser des incitants financiers pour orienter le comportement des gens", déclare l'organisation de consommateurs. D'une part, préventivement, pour éviter que les déchets soient jetés ; dans ce cadre, la consigne pronée par Test Achats pour les canettes et les bouteilles est un outil indispensable. D'autre part, de façon curative, au moyen d’incitants financiers, pour inciter à ramasser les déchets abandonnés. Par exemple, donner des fonds aux bénévoles et aux mouvements de jeunesse afin qu’ils mènent des actions de nettoyage. On peut aussi penser à des parcs à conteneurs provisoires gratuits pour les personnes aux revenus limités.