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Test Achats demande de plafonner le prix des gels hydroalcooliques et des masques

21 avr. 2020

Presqu’un quart des signalements recensés par Test Achats sur sa plateforme www.testachats.be/stopabuscorona porte sur les hausses de prix des gels désinfectants et des masques. L’organisation de consommateurs plaide pour l’instauration d’une mesure de plafonnement des prix des gels et des masques étant donné que le principe selon lequel il est interdit d’abuser d’une situation de pénurie est largement bafoué par les vendeurs-non-pharmaciens de ces produits de santé et n’est pas respecté par la totalité des pharmaciens.

#StopAbusCorona

Le 30 mars dernier, Test Achats lançait sa plateforme www.testachats.be/stopabuscorona pour permettre aux consommateurs de signaler les éventuelles arnaques auxquelles ils auraient été confrontés. Plus de 200 signalements ont déjà été recensés en 3 semaines. Une bonne moitié de ceux-ci porte sur des hausses de prix tant sur le matériel de protection (masques et gel hydroalcoolique) que sur les denrées alimentaires et les biens de première nécessité. 20% des signalements portent sur des frais et/ou des délais de livraison excessifs. Le reste des signalements porte sur les annulations de voyages, vols d’avion et réservation de vacances ainsi que sur les prétendus remèdes miracles contre le Covid-19 et enfin sur les questions liées aux difficultés de paiement des crédits en cours.

 

Gels et masques vendus à prix excessifs

Certaines firmes, boutiques en ligne et même pharmacies profitent de l'anxiété des consommateurs pour vendre des masques buccaux ou des flacons de gel désinfectant pour les mains à prix excessif. Et de préciser que même si plus de la moitié des signalements reçus portent sur des achats en pharmacies, tout le reste des signalements découlent d’achats sur des sites tels que Bol.com, Facebook ou même dans des supermarchés. 

 

L’organisation de consommateurs a comparé les prix des gels désinfectants pour les mains signalés par les consommateurs aux prix en (para)-pharmacies collectés en ligne entre début et mi-avril et force est de constater que les prix maximaux signalés sont jusqu’à 2,5 fois plus élevés que les prix moyens actuels du marché. Ainsi, un consommateur a signalé avoir payé 19,45 € pour 250 ml de gel hydroalcoolique vendu en officine. Autre constat : plus le contenant est petit, plus le prix au litre est élevé.

 

Le prix moyen des masques FFP2 actuellement indiqué dans les pharmacies en ligne est de 5,69 €/pièce. Or, des consommateurs ont signalé des prix bien plus élevés allant jusqu’à 15 €/pièce.Et les prix des masques chirurgicaux se situent généralement entre 0,10 et 0,30€/pièce, ce qui n’a pas empêché une maison de repos et de soins de recevoir de son pharmacien une facture de plus de 700 € pour 120 masques chirurgicaux, soit un coût d'environ 6 € pièce!

 

Pour un prix maximum des gels et des masques

Depuis le 5 mars dernier, nos voisins français ont mis en place un «prix maximum autorisé» pour les gels hydroalcooliques pour contrer la spéculation. Ils plafonnent le prix des flacons de 50 ml à 2€, ceux de 100 ml à 3€, ceux de 300 ml à 5€ et le litre à 15€. Test Achats demande aux autorités belges de mettre en place une mesure similaire de plafonnement afin de protéger la population contre ces abus.

 

Quant au prix des masques, celui-ci n'est pas réglementé en Belgique et la libre concurrence est autorisée mais, il reste interdit aux vendeurs de produits de santé d'abuser d'une situation de pénurie. Cette interdiction est largement bafouée  par les non-pharmaciens qui tentent de vendre de tels produits de santé sur des sites marchands en ligne et n’est pas respectée par tous les pharmaciens ; même si une majorité d’entre eux prend à cœur son devoir de prestataire de soins de santé et ne cherche pas à tirer un profit financier de cette crise. Dans un souci de transparence, l’organisation de consommateurs a transmis à l’ordre des pharmaciens la liste des pharmaciens identifiés dans les signalements provenant des consommateurs.   

 

Dès lors, Test Achats plaide pour la mise en place d’une mesure similaire de plafonnement de prix sur les masques et a écrit en ce sens aux ministres Muylle, Wilmès et De Backer.