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Dossier

La goutte

13 mars 2015
goutte

13 mars 2015

La goutte est une forme d’arthrite aiguë, susceptible de provoquer alors une inflammation des articulations, le plus souvent à la base du gros orteil ou au niveau du métatarse. Si on ne guérit jamais définitivement de cette maladie, il est néanmoins possible d’en limiter les crises et d’éviter les complications à long terme.

La goutte est une forme d’arthrite aiguë, susceptible de se développer en cas d’excès d’acide urique dans le sang du fait d’une production trop importante de cette substance ou d’une élimination insuffisante par les reins. L’excès peut alors provoquer la formation de cristaux qui vont se déposer dans une ou plusieurs articulations et provoquent inflammation, gonflement et douleur intense (souvent comparée à la douleur d’un accouchement). Le gros orteil et le métatarse sont les articulations les plus touchées par cette inflammation, raison pour laquelle on parle de podagre ou de goutte au pied.

La goutte touche environ 1 adulte sur 200, surtout des hommes, et est fortement liée à l’âge. Avant 65 ans, un homme a quatre fois plus de risques de la développer. Chez la femme, la maladie se manifeste surtout après la ménopause, parce qu’elle sécrète alors moins d’hormones féminines régulant précisément la quantité d’acide urique. En termes de différences liées au sexe, notons aussi que la goutte s’accompagne plus souvent d’hypertension et touche davantage les doigts et les chevilles chez la femme, même si la goutte aux pieds reste la forme la plus répandue chez elle aussi. Les crises sont aussi moins nombreuses chez la femme. Enfin, la goutte étant moins fréquente chez la femme, le dépistage est aussi souvent plus tardif. La maladie peut également avoir une origine génétique.

Aussi ancienne soit-elle, la maladie est plus présente que jamais, un phénomène qui s’explique surtout par la forte progression des pathologies qui l’accompagnent, comme l’obésité, le diabète et l’hypertension. Ajoutez-y nos habitudes alimentaires actuelles, souvent caractérisées par un abus d’alcool et de fructose provenant par ex. des boissons rafraîchissantes, et vous obtenez le parfait cocktail pour porter le taux d’acide urique au-delà du seuil critique.
 

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