Objet : Frauduleuses opérations Argenta – Absence de preuves, manquements graves au devoir de sécurité et appui sollicité auprès de Test Achats
À l’attention du service juridique – Test Achats
Boulevard du Roi Albert II, 9
1210 Bruxelles
La Hulpe, le 7 février 2026
Madame, Monsieur,
Je vous adresse la présente afin de porter à votre connaissance la persistance d’un différend avec la banque Argenta à propos d’une fraude bancaire de 7 440,03 €, dont je suis victime, et pour laquelle la banque refuse toujours tout remboursement, en dépit de l’absence de preuve de ma part d’une quelconque faute ou négligence.
Cette affaire, déjà transmise à l’Ombudsman des services financiers (Ombudsfin), a fait l’objet d’échanges récents avec Mme de Crombrugghe. J’y ai rappelé les principes juridiques fondamentaux ainsi que les graves manquements techniques relevés dans le fonctionnement du dispositif de sécurité d’Argenta.
1. Aucune preuve d’autorisation des opérations
Argenta justifie son refus en prétendant qu’un SMS et un courriel auraient été envoyés le 3 octobre 2025 pour coupler un prétendu smartphone « Samsung A41 ». Or, je n’ai jamais reçu ni SMS ni courriel, je ne possède pas cet appareil et aucune opération frauduleuse n’a eu lieu à cette date.
La loi est claire : une opération n’est réputée autorisée que si la banque prouve la saisie volontaire de codes d’authentification par le client. L’envoi d’un simple SMS ou l’existence d’un couplage technique ne constituent en aucun cas une preuve d’autorisation d'autant plus que je reçois quasi 3 à 4 fois par semaines des spams d'Argenta.
2. Chronologie sans cohérence probante
Les débits frauduleux ont eu lieu les 7, 14 et 22 octobre 2025, soit plusieurs jours après le message invoqué par Argenta. L’absence de lien temporel et de preuve concrète invalide totalement l’argumentation de la banque.
3. Manquement grave au devoir de surveillance
Durant ces trois journées, plus de 100 opérations identiques ont été enregistrées, pour des montants répétés (51,95 € ou 102,99 €) et des transferts automatiques entre mes comptes afin d’alimenter les débits. Ces comportements inhabituels constituaient des indicateurs évidents de fraude, pourtant aucune alerte, aucun SMS ni aucune demande de confirmation ne m’a été adressée.
Une telle passivité démontre une carence majeure du système de détection et de sécurité d’Argenta.
4. Incohérences techniques reconnues par la banque
La banque a évoqué tour à tour un iPhone, puis un Samsung A41, alors que je n’ai jamais possédé ni l’un ni l’autre — mon seul appareil est un Samsung A53. Ces contradictions confirment que les opérations ont été réalisées depuis un environnement étranger à mes moyens d’authentification, hors de mon contrôle.
5. Absence de négligence grave et charge de la preuve
En droit belge, la charge de la preuve repose sur la banque, qui doit établir positivement la négligence grave du client. En l’occurrence, je n’ai communiqué aucun code, validé aucune transaction, ni reçu aucune alerte. Rien ne permet donc à Argenta de renverser la présomption de non-responsabilité du client.
6. Données recueillies par Test Achats et problématique systémique
Selon les informations que j’ai pu obtenir auprès de vos services, de nombreux consommateurs ont signalé des problèmes similaires, caractérisés par :
des débits multiples et non autorisés,
un défaut d’alerte du système Argenta,
et une posture récurrente de la banque consistant à imputer la faute au client, sans preuve technique claire.
Ces éléments démontrent le caractère systémique du problème et la nécessité d’une intervention collective pour faire respecter les obligations légales de sécurité et de remboursement.
7. Conclusion
À ce jour, Argenta :
ne démontre aucune saisie volontaire de codes ;
n’établit pas la négligence grave du client ;
ne justifie pas l’absence d’alertes malgré des opérations massives ;
et persiste dans un refus de remboursement juridiquement infondé.
Je sollicite dès lors l’appui de Test Achats pour :
faire pression sur Argenta afin qu’elle rembourse les montants débités illégalement ;
documenter le caractère récurrent de ces défauts de sécurité ;
et, le cas échéant, interpeller la FSMA et le SPF Économie sur la gravité de ces manquements.
Je tiens à votre disposition le dossier complet : mise en demeure, procès-verbal de police (NI.20.L3.005858/2025), échanges avec Argenta et Ombudsfin.
Je vous remercie vivement pour votre intervention dans ce dossier qui dépasse désormais le cas individuel pour révéler un manquement structurel préoccupant.
Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.
Johan De Coster
Av. du Gris Moulin 86
1310 La Hulpe
j-decoster@hotmail.com
+32477402083