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Dossier

Phlébite

07 septembre 2015
phlebite

07 septembre 2015

Ce que vous connaissez comme étant la phlébite existe en réalité sous deux formes nécessitant chacune une approche différente. Une phlébite est rarement dangereuse, mais il y a des exceptions. Mieux vaut donc toujours consulter un médecin.

La phlébite trahit une inflammation d’une veine du bras ou de la jambe. Elle peut apparaître, par exemple, à l’endroit d’une perfusion. Le coupable est bien souvent un caillot de sang. On parle alors de thrombophlébite, avec une distinction entre une thrombophlébite superficielle et une thrombose veineuse profonde. 

Dans le cas d’une thrombophlébite superficielle, le caillot de sang se forme dans une veine superficielle, soit juste en dessous de la peau. En règle générale, une telle thrombophlébite n’est pas dangereuse et disparaît le plus souvent d’elle-même après quelques semaines.

Une thrombose veineuse profonde indique la présence d’un caillot de sang dans une veine plus profonde. Dans une grande majorité des cas, le caillot est petit et ne provoque pas de symptômes. Notre corps prévoit aussi des mécanismes pour éliminer progressivement de tels petits caillots. Les caillots plus importants peuvent par contre causer divers problèmes, surtout lorsqu’ils se détachent et arrivent dans les poumons. On parle alors d’embolie pulmonaire. Dans plus de 90 % des cas, l’origine est une thrombose veineuse profonde au niveau de la cuisse. Il en résulte un arrêt du fonctionnement d’une partie des poumons suite au blocage de la circulation sanguine dans les poumons.

 
Trois facteurs sont déterminants pour la formation de caillots de sang dans les jambes :
  • détérioration de la paroi des veines, suite par ex. à une inflammation, une blessure ou une intervention ; 
  • coagulation plus importante en raison par ex. de certains facteurs héréditaires ou d’une hormonothérapie faisant coaguler le sang plus facilement ;
  • circulation sanguine lente.
Cette circulation lente du sang dans les jambes s’explique facilement. Le sang qui doit retourner de toutes les parties de notre corps vers le cœur circule beaucoup moins facilement que le sang qui part du cœur : la paroi des artères est en effet pourvue d’un mécanisme de propulsion performant qui expulse le sang du cœur, alors que les veines qui doivent ramener le sang vers le cœur ne disposent pas d’un tel système, mais uniquement de valves empêchant le sang de refluer (en raison de la pesanteur). Plus le chemin à parcourir est long, à partir des jambes par ex., plus ce retour vers le cœur est difficile. Dans la pratique, le sang est toutefois aidé par le mouvement. Lorsque vous vous déplacez et utilisez vos muscles soléaires, la détente des muscles contribue à faire remonter le sang dans les veines. 

Les muscles soléaires jouent donc un rôle crucial puisqu’ils favorisent le retour du sang vers le cœur (voir l’illustration ci-après). On parle même de “pompe musculaire”. Si les muscles soléaires restent par contre inactifs trop longtemps, le sang s’écoule moins rapidement dans les veines des jambes. Et comme par définition, le sang dans les veines coule plus lentement que dans les artères, cela facilite la formation de caillots de sang.

Les muscles du mollet propulsent le sang en direction du coeur


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