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Dossier

Syndrome du canal carpien : traitement

21 mars 2018
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21 mars 2018
Quels sont les traitements les plus adaptés pour soulager le syndrome du canal carpien? A-t-on toujours recours à un traitement chirurgical ou peut-on s’en sortir sans opération? Découvrez les réponses à ces questions dans notre dossier super complet!

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Existe-t-il des traitements naturels efficaces pour lutter contre le syndrome du canal carpien? Peut-on avoir recours à l’homéopathie ou aux huiles essentielles? Doit-on faire des séances de kiné? Focus sur tous les traitements disponibles et leur efficacité! 

Pour les patients dont les symptômes sont légers à moyens, on privilégiera d'abord les traitements non chirurgicaux, qui suffisent généralement à régler le problème.

Une attelle

Le port d'une attelle la nuit peut aider. Le port permanent d'une attelle de jour comme de nuit n'apporte cependant pas de bénéfice significatif. Il faut en revanche l'utiliser assez longtemps pour soulager les symptômes. Une attelle peut retarder une opération, voire en supprimer la nécessité, surtout chez les patients dont les symptômes sont légers.

Médication

Si aucune amélioration n'intervient dans les deux à trois mois, une injection locale (infiltration) de corticoïdes peut soulager les symptômes un certain temps (1 à 3 mois). Dans de rares cas, l'infiltration peut toutefois blesser le nerf, voire provoquer une rupture de tendon. Certaines personnes préfèrent une médication par voie orale plutôt qu'une infiltration.

Cependant, cette solution est moins efficace et peut entraîner des effets secondaires, comme des nausées, de l'anxiété, de l'insomnie ou des maux de tête. Par ailleurs, les données disponibles montrent que les anti-inflammatoires, les diurétiques et la vitamine B6 (pyridoxine) ne sont d'aucune utilité pour soigner le SCC.

Autres traitements non chirurgicaux

L'efficacité d'autres traitements est moins établie, voire pas du tout. La kinésithérapie (exercices de mobilisation des os du carpe) et le yoga semblent soulager les symptômes. Mais l'efficacité des ultrasons, des massages, de l'acupuncture (ainsi que l’acupuncture au laser) et de la stimulation électrique reste controversée.

Traitement naturel et homéopathie

Certaines personnes utilisent un mélange d’huiles essentielles de Millepertuis, d’arnica et de gaulthérie pour soulager la douleur dans les cas où les symptômes sont très légers. Il existe aussi une combinaison de « Tuberculinum residuum » et de « causticum » ; ces deux produits étant utilisés pour soigner les rhumatismes. Cependant, comme souvent lorsqu’il s’agit d’homéopathie, leur efficacité est aussi controversée.

Une opération

Si les traitements non chirurgicaux ont échoué et que des symptômes modérés à sévères subsistent, une opération chirurgicale peut être envisagée pour supprimer définitivement la pression dans le canal carpien. Comment ? En coupant l'épais ligament qui recouvre le canal par voie opératoire classique ou par endoscopie et en libérant ainsi le nerf médian.

Le plus souvent, l'intervention est réalisée sous anesthésie locale ou régionale et l'hospitalisation est de courte durée (clinique de jour).  La cicatrice est plus grande lors d'une opération classique, car l'incision au niveau du poignet est de cinq centimètres environ. Cette méthode rend la zone à traiter visible et permet donc de détecter facilement d'éventuelles anomalies cachées (comme la présence d'un kyste) tout en limitant le risque de blessures.

La chirurgie endoscopique nécessite une ou deux petites incisions au poignet qui permettent d'introduire un mince tube flexible muni d'une lampe et d'une caméra miniature (endoscope). Le chirurgien peut ainsi visualiser la zone à traiter sur écran et couper le ligament carpien à l'aide d'un instrument spécifique. Cette technique ne peut être pratiquée que par un chirurgien expérimenté. L’intervention permet probablement une reprise du travail plus rapide qu'une opération classique.

Attention, la chirurgie n'est jamais sans risques et des complications peuvent survenir : blessure du nerf, infections postopératoires, hémorragie ou cicatrice douloureuse. L'opération permet toutefois une guérison permanente et complète dans la plupart des cas. Le taux de satisfaction des patients opérés dépasse en effet les 80 %, indépendamment du type d'intervention.