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Maladies d'origine alimentaire

19 juillet 2013
maladies d'origine alimentaire

19 juillet 2013

Omniprésentes, les bactéries ont un rôle utile mais certains micro-organismes présents dans les aliments sont pathogènes. Des mesures de précaution simples vous aideront à préserver votre santé.

Les bactéries sont-elles donc un fléau ? Pas nécessairement : la présence de micro-organismes dans les aliments est tout à fait normale et inoffensive, si leur quantité reste en-deçà de certains niveaux. Les problèmes surviennent lorsque ces plafonds sont dépassés, par exemple à cause d’un manque d’hygiène ou de mauvaises conditions de conservation.

Les bons, les moins bons et les mauvais

On peut distinguer trois catégories de micro-organismes présents dans les aliments :

  • Les "bons" micro-organismes. Ils empêchent la prolifération des germes pathogènes et permettent une conservation plus longue et sans risque.
  • Les micro-organismes qui, lorsqu’ils sont trop nombreux, ont une influence néfaste, parfois indétectable, sur le produit. Certains de ces micro-organismes altèrent visiblement les aliments : ils se décomposent, changent d’aspect, dégagent une odeur désagréable ou ont mauvais goût. Ces micro-organismes ne sont pas toxiques mais peuvent vous rendre malade.
  • Les "mauvais" micro-organismes. Ce sont des germes pathogènes susceptibles de provoquer des troubles plus ou moins graves, parfois mortels.

La présence de ces micro-organismes dans les aliments peut être due à une contamination de l’eau d’arrosage ou du sol. Les humains et les animaux sont également porteurs de germes pathogènes. Un manque d’hygiène ou un contact avec la peau, des blessures, de la salive ou des déjections peuvent contaminer un aliment. Quant aux animaux, des bactéries se trouvent dans leurs intestins et peuvent migrer dans la viande lors de l’abattage par exemple.

Une infection n’est pas une intoxication

Une infection alimentaire est une inflammation de l’estomac et des intestins, due à un aliment ou une boisson contaminé(e) par une bactérie, un virus ou un parasite. Dans le cas d’une intoxication alimentaire, ce sont les substances toxiques (toxines) qui nous rendent malades et non les germes pathogènes proprement dits (bactéries, virus), même si les toxines sont produites par des bactéries.

Un jour de nausées et de vomissements

Une intoxication alimentaire s’accompagne surtout de nausées et de violents vomissements, ne provoque généralement pas de fièvre et survient dans les heures qui suivent la consommation de l’aliment contaminé. Elle dure habituellement un jour.
Tout le monde ne réagit pas de la même façon à une infection ou une intoxication alimentaire. Les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées et immuno-déficientes (atteintes d’un cancer, du sida,...) y sont plus sensibles. Et par temps de grande chaleur, ces personnes doivent être d'autant plus vigilantes.

Malade ? Bien se réhydrater

Que faire si vous êtes néanmoins victime d’une infection ou d’une intoxication alimentaire ? Elles s’accompagnent généralement de diarrhée. Il n’y a pas grand-chose à faire, si ce n’est boire suffisamment pour éviter la déshydratation, qui se caractérise par divers symptômes : sensation de soif, bouche, langue et peau sèches, besoin d’uriner peu fréquent, urine foncée, irritabilité, crampes musculaires, impression de faiblesse générale, yeux enfoncés et perte d’appétit. Un traitement médicamenteux est rarement nécessaire, d’autant que son efficacité n’est pas toujours prouvée.
Mieux vaut toutefois consulter un médecin si la diarrhée persiste plusieurs jours ou si les selles contiennent du sang ou des glaires.

Combattez les bactéries !

Dans quelles conditions surviennent ces problèmes gastro-intestinaux dus à l'alimentation ? Découvrez la bonne manière de traiter et de conserver les aliments dans notre dossier Prévenir la contamination alimentaire. 


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