Dossier

Tabac: il est temps d'arrêter!

30 mai 2017
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30 mai 2017

Beaucoup de fumeurs essaient d'arrêter sans jamais y parvenir. Plus longtemps et plus on fume, plus la tâche est difficile. Mais il n'est jamais trop tard. Quinze ans après avoir arrêté, le risque d'affection cardiaque rejoint à nouveau celui des non-fumeurs. Ça vaut la peine de stopper !

Les avantages de l'arrêt du tabac

  • après 20 minutes : la tension artérielle, le pouls et la circulation sanguine s’améliorent dans les pieds et les mains ;
  • après 8 heures : l’apport en oxygène dans le sang se normalise ;
  • après 24 heures : les poumons commencent à évacuer mucosités et goudron ;
  • après 48 heures : l’odorat et le goût s’améliorent ;
  • après 72 heures : la dépendance corporelle a disparu, vous respirez mieux et êtes moins vite essoufflé ;
  • après 2 à 12 semaines : la circulation sanguine générale s’améliore ;
  • après 3 à 9 mois : la toux et la respiration sifflante diminuent. La dépendance psychologique est déjà fortement réduite ;
  • après 2 ans : le risque d’infarctus est le même que pour un non fumeur ;
  • après 5 ans : le risque d’attaque, de cancer de la bouche, de l’œsophage et de la vessie est réduit de moitié ;
  • après 10 ans : le risque de cancer du poumon est réduit de moitié. Le risque d’attaque est à présent le même que pour un non fumeur ;
  • après 15 ans : le risque d’affection cardiaque est à présent le même que pour un non-fumeur.

Les méthodes pour renoncer au tabac

Il existe diverses manières d'arrêter, même si leur efficacité n'est pas toujours avérée :

  • Cold turkey : l’arrêt immédiat.
  • Arrêt progressif.
  • Plan de 5 jours : déterminer au préalable la date à laquelle vous allez arrêter.
  • Médicaments en vente libre : les substituts nicotiniques (patchs, chewing-gum, tablettes…) peuvent diminuer progressivement le besoin en nicotine et réduire les symptômes de sevrage.
  • Médicaments sur ordonnance : le Zyban (bupropion) et le Champix (varénicline) diminuent les symptômes de sevrage, donc l’envie de fumer. Les débats font cependant rage à propos du Champix, qui peut augmenter le risque de pensées suicidaires et de dépressions.
  • Thérapie comportementale cognitive : un thérapeute comportementaliste dresse avec le fumeur un plan pour arrêter et l’encadre au cours de ce processus.
  • Hypnose : pourrait contribuer à renforcer la motivation (non prouvé).
  • Acupuncture : des aiguilles ou stimulations électriques, principalement sur le pavillon auriculaire, censées contrer les symptômes de sevrage, et réduire l’envie de fumer (non prouvé).
  • Livres de self help : Le but est de communiquer au fumeur des opinions dans lesquelles il se reconnaît et grâce auxquelles il se sent soutenu dans sa conviction d’arrêter (non prouvé).

Où trouver de l'aide ?

  • Votre médecin (de famille) peut vous aider en vous prescrivant des médicaments (substituts nicotiniques, Zyban).
  • Centres d’Aide aux Fumeurs CAF agréés. Ces centres proposent des consultations et, éventuellement, des réunions de soutien.
  • Consultations tenues par des professionnels de la santé, travaillant en équipe pluridisciplinaire formées à la recherche dans le domaine du tabagisme. L’INAMI propose un programme de prise en charge de 8 consultations d’accompagnement à l’arrêt. Elles sont partiellement remboursées pour les femmes enceintes et leurs partenaires.
  • La Ligne Tabac-Stop (0800 111 00) : service téléphonique gratuit. Des professionnels répondent à vos questions sur le tabagisme, l’accoutumance et l’aide à l’arrêt. Leur encadrement augmente les chances de réussite.
  • Le service d'aide tabac-stop (www.tabacstop.be) est un programme d’aide en ligne pour arrêter de fumer. Le coaching tabac-stop vous prodigue informations, conseils, accès à quantité de tests et à un journal.

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