Dossier

Un infarctus : que faire?

01 février 2016
coeur en plastique dans main d'un médecin

01 février 2016

Une crise cardiaque, aussi appelée infarctus du myocarde, peut mettre votre vie en danger. Que se passe-t-il précisément? Comment pouvez-vous reconnaître ces attaques? Et, plus important encore, comment bien réagir? 

Un infarctus peut conduire à un arrêt du cœur. En raison d'une sorte de court-circuit, le cœur cesse alors d'injecter du sang dans tout le corps et comme le transport du sang s'arrête, le transport d'oxygène s'arrête aussi. Voilà pourquoi un arrêt du cœur conduit dans les secondes qui suivent à une perte de conscience. Cela est lié au fait que le cerveau est le premier organe à réagir au manque d'oxygène. Un manque prolongé d'oxygène peut conduire à la mort d'organes et in fine au décès de la personne concernée.

 

Quels sont les symptômes possibles d'un infarctus ?

  • Une pression désagréable dans la poitrine ou le sentiment que celle-ci est compressée. Cette sensation peut durer quelques minutes ou disparaître et revenir. 
  • Une légère sensation dans la tête, un évanouissement, des sueurs, des nausées, des vertiges et un manque de souffle
  • Une douleur dans l'épaule, le cou, les mâchoires, les bras et le dos
  • Une angoisse inexplicable, une sensation de faiblesse, de la fatigue 
  • Des palpitations, des sueurs froides ou une peau pâle

 

Ayez les bons gestes et utilisez un défibrillateur externe automatique

Si une personne perd conscience et ne respire plus, appelez immédiatement le numéro européen d'urgence au 112 ou, mieux encore, demandez à quelqu'un d'autre de le faire pour pouvoir rester à côté de la victime. N'emmenez pas vous-même la victime à l'hôpital. Si son état se détériore, vous ne pourrez rien faire si vous êtes au volant. 
Si vous vous trouvez dans un lieu public, prenez le défibrillateur externe automatique (DEA) ou envoyez quelqu'un le chercher. Tant que vous n’en disposez pas, entamer la réanimation de la victime. (voir point 2, ci-dessous)

Si en êtes en possession d’en DEA, utilisez-le ! N’attendez surtout pas l’arrivée du personnel médical sur place, car vous pouvez sauver une vie avec cet appareil. Lorsque le coeur ne se contracte plus en cadence comme il doit, un DEA peut corriger cela en lui administrant un choc électrique. L’appareil analyse le rythme cardiaque et décide si ce choc est utile ou non. Vous ne devez donc prendre aucune décision médicale, ni craindre d’utiliser l’appareil à tort ou inutilement.

 

Voici les recommandations illustrées de la Croix-Rouge : 

1/ Une personne s’évanouit

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Vérifiez si elle réagit et si elle respire normalement. Si ce n'est pas le cas, il faut intervenir rapidement. Chaque minute compte. La probabilité de survie baisse de 7 à 10 % chaque minute.

 

2/ Appelez le 112 

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Demandez qu’on appelle les secours (112) et qu’on vous apporte le DEA. En attendant, commencez à réanimer la victime : effectuez 30 compressions thoraciques, puis insufflez deux fois de l’air dans sa bouche.

 

3/ Ouvrez le DEA

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Descellez la boîte. Certains appareils enclenchent automatiquement les instructions enregistrées, d’autres doivent être d’abord allumés. Écoutez attentivement les explications données.

 

4/ Suivez les instructions

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Une voix vous explique sur quelles parties du corps vous devez appliquer les deux électrodes autocollantes. Si cela s’avère utile, la victime recevra alors un choc électrique, soit automatiquement, soit après que l’on vous ait demandé d’appuyer sur un bouton. Tenez les personnes présentes à distance. Personne ne peut toucher la victime, sinon le choc électrique est moins efficace. Si la victime ne se remet pas à respirer normalement, il faut procéder à la réanimation. La plupart des appareils vous assisteront. Le DEA répète l’analyse après deux minutes.

Enfin, si la victime reprend conscience, essayez de la calmer et de la mettre dans une position confortable. Il est important qu'elle bouge le moins possible et ne fasse surtout pas d'efforts physiques.

Conseil : Vous pouvez être formé en réanimation et à l’utilisation du DEA. Vous pouvez pour cela vous adresser à la section locale de la Croix- Rouge (www.croix-rouge.be).
La formation ne vous coûtera que trois heures et 15 €. Les DEA seront d’autant plus utiles que de nombreuses personnes auront été formées à leur utilisation. 


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