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Dossier

Un coeur pour la vie

19 novembre 2015
Un coeur pour la vie

19 novembre 2015

Les maladies cardiovasculaires constituent la première cause de mortalité en Belgique.  Comme leur nom le laisse supposer, il ne s'agit pas uniquement de problèmes cardiaques, mais aussi de maladies ayant trait à la circulation du sang, comme une hémorragie cérébrale ou une artériosclérose. 

Vidéo: Comment votre coeur fonctionne-t-il?


 

Le cœur se situe dans la cage thoracique, entre les deux poumons. Il comporte quatre cavités :

  • les deux oreillettes, qui se trouvent dans la partie supérieure du cœur et reçoivent le sang,
  • les deux ventricules, logés dans les cavités inférieures, qui renvoient le sang directement dans le système circulatoire.

Le cœur ressemble à une pompe qui propulse le sang dans tout l’organisme.
Le sang est amené aux oreillettes par les veines, sorte de grands vaisseaux, puis il sort des ventricules en empruntant d’autres grands vaisseaux, les artères.

D’un point de vue anatomique, les veines et les artères se distinguent par la nature de leurs parois : la paroi des artères est recouverte d’une couche de tissu élastique qui leur permet de transporter le sang sous pression, tandis que la paroi des veines est relativement plus flasque, ce qui rend ainsi le transport du sang plus passif.

La circulation du sang

Le sang ne peut, dans le cœur, suivre qu'une seule direction : veine > oreillette > ventricule > artère. Cette circulation est rendue possible par les valvules qui, tant à droite qu'à gauche, se trouvent entre l'oreillette et le ventricule et entre le ventricule et l'artère. Sauf anomalies, il n'existe pas de communication entre les ventricules gauche et droit.

Au départ du cœur, le sang circule selon deux circuits.

1. Vers les poumons (et retour au cœur)
Dans le circuit cœur > poumons > cœur (petite circulation), le ventricule droit envoie le sang pauvre en oxygène vers les poumons. Le sang passe alors par l'artère pulmonaire et est diffusé dans les poumons par les vaisseaux capillaires dont sont tapissées les nombreuses alvéoles pulmonaires. C'est là qu'intervient l'échange de gaz avec, principalement, un chargement en oxygène et un "déchargement" de gaz carbonique. Ensuite, le sang riche en oxygène réintègre le côté gauche du cœur à l'aide des veines pulmonaires. Le passage du sang par les poumons a pour effet de modifier sa couleur : le sang pauvre en oxygène est rouge foncé, presque bleu, alors que le sang riche en oxygène est rouge vif. En vertu des nombreuses ramifications que comportent les poumons, nous disposons de 70 m² de superficie pour l'échange d'oxygène (intégré dans le sang) et de CO2 (expulsé du sang).


2. Vers les autres organes (et retour)
Dans le circuit cœur > autres organes > cœur (grande circulation), le sang riche en oxygène quitte le cœur par le ventricule gauche en empruntant une très grande artère, l'aorte. À partir de l'aorte, partent de nombreuses ramifications qui, à leur tour, se ramifient de plus en plus finement pour finalement constituer un réseau de vaisseaux capillaires. C'est dans ces vaisseaux capillaires qu'ont lieu les échanges entre le sang et les cellules des organes. Les vaisseaux capillaires débouchent ensuite sur un réseau de veines. Finalement, tout le sang arrive dans deux grosses veines, la veine cave supérieure et la veine cave inférieure, qui débouchent sur l'oreillette droite. La tension artérielle dans le corps est régulée par différents systèmes. Le corps dispose de petits organes qui mesurent la tension artérielle, à savoir les barorécepteurs. Si la tension artérielle est trop faible, le corps produit entre autres de l'adrénaline, qui a pour effet d'accélérer le rythme cardiaque, de même que d'autres substances qui réduisent le diamètre des vaisseaux sanguins, comme l'angiotensine. Il est également possible d'agir sur ces systèmes à travers des hypotenseurs.

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La pompe cardiaque

Le cœur joue le rôle d'une pompe. En moyenne 60 à 80 fois par minute, soit 2,5 milliards de fois sur une vie, le cœur se contracte pour pomper le sang dans les artères. Cette contraction porte le nom de systole. L'intervalle entre deux contractions est lui appelé diastole. Lors de la diastole, le muscle cardiaque se détend et le cœur se remplit du sang apporté par les veines.
Nous pouvons sentir les mouvements du cœur sous la forme de battements de cœur. Nous pouvons également observer l'expulsion régulière du sang en plaçant un doigt sur une artère périphérique, comme lorsque l'on mesure le pouls au niveau de l'artère radiale (poignet).

Les contractions rythmiques du cœur font aussi en sorte que nous mesurons toujours deux types de tension artérielle : la tension maximale (tension systolique) au moment où le cœur se contracte, et la tension minimale (tension diastolique) lorsque le cœur se relâche.

Le rythme cardiaque est exprimé en nombre de battements de cœur (nombre de systoles) par minute. Il varie d'une personne à l'autre et fluctue également chez la même personne en fonction des besoins de son organisme. Le rythme cardiaque diminue donc au repos et augmente par exemple en cas d'effort physique. La régulation du rythme cardiaque est assurée par différents systèmes de régulation relativement complexes qui agissent surtout sur le système nerveux végétatif ou autonome. Ce système nerveux régule directement le fonctionnement des glandes et des organes.

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