Dossier

Dangereuse, la 5G ?

01 juillet 2020
Pourquoi la 5G n'est pas si dangereuse que ça

La 5G est en chemin. Ce qui explique l’invasion de messages mettant en garde contre la nocivité de ces ondes pour la santé de l’homme. Et ces rumeurs ont le chic pour susciter injustement de l’inquiétude. En effet, aucune preuve scientifique convaincante n’est encore venue corroborer l’affirmation selon laquelle ces ondes sont dangereuses pour notre santé.

La 5G, c'est quoi ?

Tout comme pour les 2, 3 et 4G, il s’agit d’ondes radio, autrement dit d'un rayonnement de radiofréquence. C'est l'un des nombreux types de rayonnement électromagnétique.

Qu’est-ce qu’une onde électromagnétique ?

On peut la comparer à une sorte de vague. Plus vite elle monte et descend en une seconde – la fréquence -, plus le rayonnement sera porteur d’énergie. Cette fréquence s’exprime en Hertz. Un Hertz représente un mouvement de vague par seconde. On se base sur la fréquence pour déterminer la catégorie du rayonnement électromagnétique. Le rayonnement des téléphones mobiles et des pylônes appartient aux ondes radioélectriques dont la fréquence se situe entre 100 kHZ et 300 GHz.

Comment fonctionnent les ondes radio ?

Un pylône diffuse des ondes radio en continu dans toutes les directions. Tout notre corps est exposé à ces ondes. Toutefois, l’intensité des ondes s’amenuisent drastiquement de par la distance avec l’émetteur, son niveau est donc la plupart du temps très faible. Les ondes radio sont captées par votre téléphone mobile uniquement lorsque vous l’utilisez, principalement lorsque votre appareil tente de se connecter au pylône. La partie du corps humain la plus exposée aux ondes est celle la plus proche de l’appareil (la tête lorsque vous le tenez près de votre oreille). Votre téléphone se trouvant bien plus près de votre corps que les pylônes, ses ondes ont une intensité bien plus élevée

Au plus il y a d’obstacles entre le pylône et le téléphone mobile, au plus le rayonnement doit être intense pour lui permettre d’atteindre le récepteur. Et vice-versa. Au plus votre téléphone mobile a du mal à faire la liaison avec un pylône, au plus le rayonnement sera intense. Donc, au plus le degré de couverture d’un réseau est de qualité, au plus l’intensité du rayonnement sera faible. 

Le rayonnement de la 5G est-il différent de celui des 2, 3 et 4G ?

La différence n’est pas significative. La 5G implique elle aussi des ondes radio, tout comme pour les 2, 3 et 4G, ou encore les ondes utilisées pour la radio ou la télé. Outre les fréquences actuellement utilisées par les réseaux 2, 3 et 4G, le réseau 5G utilisera par contre des ondes radio d’une fréquence plus élevée. Dans une région urbaine aux nombreux obstacles, ce signal ne pourra parcourir qu’une relativement courte distance. Il faut donc prévoir plus de petits émetteurs qui diffuseront par contre des ondes d’une intensité moins élevée que pour les 2, 3 et 4G. 

Par ailleurs, la 5G entraînera une utilisation accrue d’antennes intelligentes qui enverront des ondes groupées et ciblées vers les utilisateurs actifs. Les antennes actuelles exposent indifféremment tout le monde aux ondes. Grâce à ces antennes intelligentes, les passants se trouvant aux alentours seront donc significativement moins exposés aux ondes. 

Impossible, même pour les experts, de déterminer si ces nouvelles technologies entraîneront en pratique une diminution du niveau de rayonnement total. Nous savons que les plus petits émetteurs 5G émettent des ondes moins intenses. Ces ondes viendront naturellement s’ajouter à celles des réseaux 2, 3 et 4G dont nous ne pourrons dans un premier temps pas nous passer. Il faudra par ailleurs multiplier les ondes au fur et à mesure de l’augmentation du nombre d’applications compatibles avec la 5G, comme les véhicules autonomes, les maisons intelligentes, les drones ou encore les opérations à distance.

N’oublions toutefois pas que le réseau 5G devra lui aussi respecter les limites de rayonnement qui sont, dans notre pays, nettement inférieures aux limites internationales. Toutefois, il n’existe pour l’instant aucune méthode commune pour mesurer le niveau de rayonnement total d’un réseau 5G. Le sujet demande à être développé.