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Voici l’effet de l’alcool sur notre santé

03 février 2022
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Que se passe-t-il exactement dans notre corps lorsque nous buvons ? Combien de calories représente un verre ? Quand l’alcool devient-il problématique, voire même une dépendance ? Vous trouverez toutes les réponses dans ce dossier. Et si vous souhaitez diminuer votre consommation d’alcool après toutes ces informations, nous vous expliquons aussi comment faire.

Effet bénéfique sur notre santé ?

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’abus d’alcool a provoqué dans le monde 3 millions de décès en 2016. En Belgique, c’est la quatrième principale cause de maladie et de mortalité précoce chez les personnes de plus de 15 ans. Par ailleurs, l’on estime que l’alcool joue un rôle (in)direct dans l’apparition et/ou l’aggravation de plus de 200 maladies. 

Risque accru pour certains

Une consommation excessive augmente les risques de maladies infectieuses, de problèmes intestinaux, stomacaux et hépatiques, de différents cancers, de maladies cardio-vasculaires, de troubles neurologiques, d’obésité et de troubles du sommeil. La consommation d’alcool augmente par ailleurs la prise de risques, la perte de contrôle, les accidents, la violence, le chômage et les troubles psychosociaux (comme l’angoisse, la dépression, l’isolation sociale, les pensées suicidaires etc.).

L’abus et la dépendance (tant physique que psychologique) à l’alcool peuvent non seulement anéantir la vie du consommateur et de ses proches, mais entraînent aussi un coût sociétal et économique élevé.

Les femmes, les jeunes et les personnes âgées ressentent plus rapidement et fortement les effets de l’alcool parce qu’ils ont souvent une taille et une masse corporelle plus petites et moins de liquide corporel. Les jeunes entre 18 et 24 ans sont particulièrement vulnérables parce que leur cerveau est encore en cours de développement. En outre, il y a de plus grands risques de problèmes d’alcoolisme ultérieurs lorsque quelqu’un commence à expérimenter l’alcool dans sa jeunesse. L’excès de boisson est par conséquent néfaste. Mieux vaut donc reporter la prise de ce premier petit verre le plus longtemps possible.

Les risques ne doivent pas non plus être sous-estimés pour les 65 ans et plus. Leurs défenses immunitaires sont affaiblies et le fonctionnement de leur foie et de leurs reins est moins efficace. Sans oublier qu’ils ont souvent déjà des problèmes de santé existants et/ou sont sous traitement, ce qui, combiné à l’alcool, peut s’avérer dangereux.

« Un petit verre de vin rouge est pourtant bon pour le cœur, non ? »

Malgré les conséquences négatives bien connues, la consommation (excessive) d’alcool demeure monnaie courante et a même tendance à s’amplifier ces dernières années. La croyance selon laquelle une consommation légère à modérée de vin ou de bière serait saine et nous protègerait même contre certaines maladies comme Alzheimer, Parkinson, le diabète de type 2 ou encore les troubles cardio-vasculaires, est même largement répandue. À vrai dire, les effets bénéfiques de la consommation de vin ou de bière sur la santé sont très complexes.

Il n’apparaît pas toujours clairement si les aspects positifs peuvent en effet être attribués à l’action de l’alcool : il n’existe pas de lien causal clair. Les chercheurs remettent par ailleurs la qualité de telles études observationnelles en question.

Une analyse systématique sur l’alcool et la santé, basée sur des données du Global Burden of Diseases entre 1990 et 2016 dans 195 pays, semble démontrer que la consommation, même légère à modérée, d’alcool entraîne déjà des risques pour la santé. Même s’il ne s’agit que d’un ou deux verres par jour. Le rapport désigne la consommation d’alcool comme l’une des principales causes de mortalité et de charge de morbidité.

L’alcool ne peut donc jamais être consommé « en toute sécurité » et sa consommation ne devrait dès lors pas être encouragée. Les conséquences nuisibles pèsent bien plus lourd que les avantages potentiels (qui ne concernent souvent qu’un groupe très restreint).