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Voici l’effet de l’alcool sur notre santé: alcool-devient-probleme

03 février 2022
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Que se passe-t-il exactement dans notre corps lorsque nous buvons ? Combien de calories représente un verre ? Quand l’alcool devient-il problématique, voire même une dépendance ? Vous trouverez toutes les réponses dans ce dossier. Et si vous souhaitez diminuer votre consommation d’alcool après toutes ces informations, nous vous expliquons aussi comment faire.

Lorsque l’alcool devient un problème

Il ne faut pas nécessairement être dépendant pour boire trop. Consommation problématique d’alcool n’est pas synonyme de dépendance à l’alcool. Le fait de ne pas avoir d’addiction ne signifie pas que vous ne buvez pas à l’excès.

Buvez-vous trop ?

Un excès d’alcool peut vite mener à des problèmes de santé et sociaux. Si vous vous rendez compte, après une soirée de beuverie (et la méchante gueule de bois qui va avec), que vous avez bu plus que prévu, il peut être utile de prendre des résolutions claires. De même, lorsque votre entourage vous envoie des signaux, que votre attitude face à la boisson provoque des problèmes dans votre vie professionnelle ou privée, ou que vous en ressentez moins les effets au fil du temps alors que vous buvez toujours plus, il est sans doute temps de virer de bord.

C’est tout autant le cas pour quelqu’un qui a chaque jour besoin de ses deux verres de vin pour se détendre après une journée de travail, que pour celui qui roule sous la table tous les week-ends. Si vous ne pouvez pas vous en passer, c’est que votre rapport à l’alcool est problématique, sans pour autant devoir vous classer parmi les alcooliques.

Où se trouve la frontière avec la dépendance ?

En cas de consommation d’alcool excessive, la première étape consiste à reconnaître le problème, même si cela ne coule certainement pas de source. Certaines associations pour alcooliques disposent de différents questionnaires qui vous aideront à déterminer votre propre consommation d’alcool. Selon le nombre de symptômes identifiés, il s’agira d’une dépendance légère, modérée ou sévère.

Caractéristiques d’une dépendance selon le DSM-5, le manuel de diagnostic pour les psychologues et psychiatres :

  • Des quantités supérieures et plus fréquentes que ce qui était prévu ;
  • Des tentatives avortées de réduction ou d’arrêt ;
  • La consommation et le rétablissement après consommation sont de longue durée ;
  • Une forte envie de consommer ;
  • Des manquements au travail, à l’école ou à la maison à cause de la consommation ;
  • Continuer à consommer malgré les problèmes relationnels que cela engendre ;
  • Renoncer à ses loisirs, ses activités sociales ou son travail pour pouvoir consommer ;
  • Consommation constante, même lorsque cela vous met en danger ;
  • Consommation constante malgré le constat que cette consommation entraîne ou aggrave des problèmes physiques ou psychiques ;
  • Avoir besoin de quantités plus importantes pour encore en ressentir les effets, autrement dit la tolérance ;
  • L’apparition de symptômes de sevrage qui s’atténuent en augmentant la consommation de la substance.

La dépendance à l’alcool peut être divisée en deux volets : l’aspect physique et l’aspect psychologique.

  • Dépendance physique : quelques heures après le dernier verre, l’arrêt ou la diminution de la consommation peuvent entraîner l’apparition de symptômes de sevrage : insomnies, irritabilité, céphalée, nausées, hypertension, tremblements, augmentation du rythme cardiaque, fièvre, sudation excessive, intolérance à la lumière. 
  • Dépendance psychologique : normalement, le cerveau sécrète des substances qui veillent à un sentiment de bien-être. Chez les personnes consommant régulièrement de l’alcool, l’effet de ces substances est remplacé par celui de l’alcool. Ce qui incite le cerveau à ne plus sécréter lui-même qu’une quantité limitée de ces substances. Arrêter l’alcool provoque dès lors un sentiment de malaise qui incite la personne concernée à consommer de l’alcool ou d’autres substances pour à nouveau se sentir bien.

Pas sans aide

Les buveurs occasionnels qui veulent réduire leur consommation n’ont pas besoin de mesures drastiques. Il suffit de respecter les directives (maximum dix unités et plusieurs jours d’abstinence par semaine) pour déjà largement limiter les risques pour la santé. Vous trouverez des conseils pratiques ici.

Combattre un problème d’alcool entièrement seul est très difficile. La plupart des personnes qui essaient d’y arriver toutes seules abandonnent très vite, surtout par peur des effets du sevrage. Pour combattre une dépendance à l’alcool, mieux vaut se faire aider par un médecin, avec éventuellement un soutien médicamenteux pour combattre les effets du sevrage, et/ou une thérapie.

La solution proposée dépendra de la gravité du problème (haut degré d’alcoolisme ou non), du contexte familial et de l’attitude du patient. Un arrêt brutal de la consommation n’est pas recommandé ; les symptômes soudains de manque peuvent s’avérer dangereux.

Quoi qu’il en soit, le chemin vers l’abstinence ou la consommation modérée sera long et difficile, exigeant beaucoup de courage de la part du patient et de son entourage. Mais ce n’est absolument pas impossible.