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Achat, location ou leasing d’un e-bike? Quelle solution est la moins chère ?

24 mai 2022

Il existe différentes formules possibles pour posséder un e-bike. Si vous optez pour la plus facile, soyez prêt à en payer le prix.

Le vélo électrique s’impose toujours davantage dans notre quotidien. Ses chiffres de vente restent à la hausse, et il est de plus en plus souvent utilisé pour les déplacements de et vers le travail.

Pour pouvoir utiliser un vélo électrique, plusieurs options s’offrent à vous. En acheter un, bien sûr, mais aussi le louer. Ou encore, le prendre en leasing. Nous vous présentons les avantages et les inconvénients de chacune de ces trois formules.

Achat d’un vélo électrique

Vous êtes de plus en plus nombreux à acheter un vélo électrique. Il s’en est vendu plus de 228 000 exemplaires en 2020, et les chiffres de vente devaient être supérieurs encore en 2021. Les prix exorbitants des carburants ces derniers mois ont rendu les e-bikes financièrement plus intéressants encore.

Plus chers que les vélos classiques

Ces vélos électriques n’en représentent pas moins un sérieux investissement. Nos tests identifient pas mal de modèles de bonne qualité, mais seulement à partir de 1 700 €. Un prix qui peut encore grimper jusqu’à plus de 4 000 €, en fonction de vos exigences.

Et ce n’est pas tout. Posséder son propre vélo implique aussi de devoir en prendre un minimum soin. L’entretien annuel coûte généralement 60 €, et peut monter jusqu’à 90 € pour un grand entretien.

De même, vous devrez payer de votre proche en cas de pièce à remplacer. La batterie a une durée de vie moyenne de 5 ans, mais un bon entretien peut accroître quelque peu cette longévité, par exemple en évitant de la décharger systématiquement à fond ou en ne la soumettant pas à de trop basses températures. Quand le moment est venu de la remplacer, c'est-à-dire quand elle ne se recharge plus ou qu’elle se vide très rapidement,  vous devrez mettre la main au portefeuille. Une batterie de 300 Wh coûte de l’ordre de 400 € à 450 €. Pour 400 Wh, le tarif grimpe à 500 ou 600 € et, pour 500 Wh, on se situe entre 540 € et 750 €. Une nouvelle batterie n’en est pas moins généralement un bon investissement pour prolonger de plusieurs années la vie de votre vélo électrique.

Moins cher à long terme

L’ensemble de tous les frais liés à l’achat d’un vélo électrique représente une dépense considérable. Mais, à terme, cela revient moins cher que la location ou le leasing d’un e-bike (voir plus loin). Sachez néanmoins que, en tant que propriétaire, c’est vous qui devrez en supporter les entretiens et les réparations.

Si le prix d’achat élevé d’un vélo électrique à usage privé constitue un obstacle pour vous, pourquoi ne pas envisager de prendre un crédit pour le financer ? Notre enquête montre en effet que cela revient à peine plus cher que son achat comptant.

Vous souhaitez investir dans un vélo électrique ? Consultez notre comparateur pour trouver le modèle idéal pour vos besoins. 

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Leasing d’un vélo électrique

Si vous prenez un vélo électrique en leasing, vous payez une mensualité fixe pour l’utilisation du vélo et des services qui l’accompagnent, comme l’entretien et les réparations. Cette formule connaît un succès croissant depuis quelques années.

Vous pouvez prendre un vélo en leasing en tant que particulier, mais c’est assez cher, et donc pas très fréquent. Généralement, le leasing passe par votre employeur. Le prix du leasing vous est alors facturé sous forme d’une retenue sur votre salaire brut. Et votre vélo vous revient ainsi nettement moins cher.

Nous avons demandé à Cyclis Bike Lease une proposition pour le leasing de deux vélos électriques, chaque fois pour une durée de trois ans. Pour le Trek District+ 4, d’une valeur de 3 099 €, le montant total du leasing était de 119,14 € par mois, y compris un budget d’entretien de 300 € pour toute la durée du contrat. L’Achielle Annette, vendu 2 799 €, revenait à 113,14 € par mois en leasing. Cyclis ne propose de leasing que via l’employeur et, dans le cas du vélo Trek, cela représente une retenue de 45 € par mois sur votre salaire net. Ce montant peut cependant varier d’un employeur à l’autre et d’un travailleur à l’autre.

Rachat en fin de contrat

Si vous avez un vélo électrique en leasing, vous pouvez souvent le racheter à l’échéance du contrat, après trois ans par exemple. Vous payez alors un pourcentage déterminé du prix initial de la machine pour en devenir propriétaire. Pour les vélos du scénario ci-dessus, cela reviendrait encore à 557,82 € à la fin du leasing.

Si vous préférez restituer le vélo après usage à la société de leasing, mieux vaut vérifier si le contrat vous impose le remboursement des éventuels dommages. Cela se limite-t-il aux véritables dégâts, ou devrez-vous aussi intervenir pour les dommages liés à un usage normal, comme une peinture éraflée ? Vous devrez parfois payer également en cas d’interruption anticipée du leasing.

Souvent plus cher que l’achat

Malgré les mensualités relativement réduites, le leasing privé d’un vélo peut s’avérer assez cher. Souvent on paie aussi un montant forfaitaire pour l’entretien. Mais certaines sociétés permettent, si on n’utilise pas cette possibilité, de récupérer la somme sous forme d’achat d’accessoires ou d’un bon de valeur.

Location d’un vélo électrique

Le concept du Swapfiets s’inscrit dans l’évolution vers “mobility as a service” : on loue un vélo dont l’entretien et les pannes seront prises en charge par la société de location. Le succès est au rendez-vous : on remarque de plus en plus vélos au pneu avant bleu dans nos rues.

Nous avons testé en janvier dernier le Power 1, un vélo électrique à une seule vitesse. C’est effectivement un bon vélo, bien robuste. Swapfiets offre en outre un service technique impeccable en cas de problème.

Les prix s’envolent

Mais, depuis lors, Swapfiets a été victime de son propre succès. Peu après notre test, le prix du Power 1 est déjà passé de 49,90 € à 59,90 € par mois, et il n’était plus disponible que dans certaines villes. Actuellement, le site ne propose plus ce vélo nulle part. Pour louer un Swapfiets, vous devez alors vous tourner vers le Power 7, avec sept vitesses. Mais il vous en coûtera alors 109,90 € par mois désormais, contre 75 € par mois en février. Une hausse de prix de près de 50 %, donc.

Cher à long terme

A terme de trois ans, le Power 7 reste toujours moins cher qu’un vélo en leasing privé. Après quoi, cette formule devient plus coûteuse, car vous ne pouvez pas racheter ce vélo à un prix avantageux, comme avec un leasing.

Lisez tout sur notre test du Swapfiets Power 1 ici.

Découvrez les résultats de notre test