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Achats durables au supermarché: au final, qui paie les promos?

27 novembre 2018

27 novembre 2018
Qu’est-ce qui est durable, qu’est-ce qui ne l’est pas? Vous trouvez aussi que votre supermarché devrait vous aider à établir cette distinction? En votre qualité de consommateur, vous êtes bien plus que votre ticket de caisse, et vous devriez pouvoir plus facilement faire des choix durables.

Témoignage 4: le plastique

Que dois-je faire avec tous ces emballages en plastique?  

Elke habite à Londerzeel. Elle est entrepreneur et maman de deux filles (9 et 7 ans). Avec son entreprise Fairytale Moments, elle organise des événements privés pour tous les grands moments de la vie. Sur son blog fairytales.live, elle dévoile sa vie privée et ce qui lui passe par la tête. Si cela ressemble parfois à un conte de fées, la réalité reprend souvent le dessus.

Elke a un peu plus de temps depuis qu’elle a abandonné sa trépidante "vie d’entreprise" qu’elle préfère ne pas consacrer aux tâches ménagères. Par contre, arpenter les grandes surfaces avec les enfants ne la dérange pas particulièrement. Peut-être la croiserez-vous un samedi matin, cachée derrière un caddy plein à craquer, une liste à la main.

Le challenge "Mai sans plastique" ne simplifie pas la vie d'Elke. Les grandes surfaces peuvent-elles l’aider?

Le témoignage de Elke

Cher supermarché,

Eh bien oui, j’aime arpenter les allées des magasins avec mes enfants. Seulement, il arrive souvent que mon caddy déborde de choses dont je n’ai pas besoin. Je vous entends d’ici: "Evidemment, vos enfants ont sans doute ajouté des bonbons dans le caddy en catimini!" Vous avez tout faux. Mes sages enfants ne sont pas à l’origine du contenu indésirable de mon caddy. (Bon d’accord, peut-être un tout petit chouia). Non, cher supermarché, les principaux responsables ne sont autres que tous ces emballages superflus.

Je me bagarre semaine après semaine avec cette énorme quantité d’emballages que je ramène systématiquement à la maison. Je fais pourtant de mon mieux. Au rayon fruits et légumes, je choisis autant que faire se peut les produits vendus en vrac. Ce qui élimine déjà la barquette dans laquelle reposent souvent les fruits pré-emballés. J’essaie aussi d’utiliser le moins de sachets possible. Poivrons, courgettes, fenouil et autres atterrissent directement dans le caddy.

Mais, parfois, je n’y coupe pas. Prenez les tomates-cerises, par exemple. Elles sont maintenant disponibles en plusieurs couleurs. Si c’est avant tout pour des raisons esthétiques, cela incite aussi mes enfants à manger plus de légumes. Et elles trouveront leur place dans leur bento, me suis-je dit, en me la jouant hipster. J’ai donc jeté une poignée de chaque dans un de ces sachets.

Mal m’en a pris. J’ai failli subir la vindicte populaire à la caisse lorsque toutes les personnes dans la file ont constaté que le caissier se mettait à trier les tomates en question. Parce qu’elles doivent être pesées séparément. Faute de quoi ils ne savent pas quelles couleurs doivent être recommandées. J’étais donc priée d’utiliser un sachet par couleur la prochaine fois. TROIS SACHETS ?!? Pour une poignée de tomates-cerises? Oui. C’est ça ou se limiter à une seule couleur.

Cher supermarché, je promets de dorénavant bien sagement trier mes tomates-cerises. Tout comme mes pêches et nectarines, et tout autre produit m'ayant déjà valu des regards assassins. Je vous le demande pourtant: ne pouvez-vous pas faire en sorte de limiter les emballages? Et là où les sachets sont incontournables, ne pouvez-vous pas prévoir des sachets durables? Ils existent pourtant déjà depuis un bon moment? L’heure du nouveau défi a sonné depuis belle lurette!

Salutations durables,

Elke

Notre réponse

Elke, ce que vous écrivez est on ne peut plus juste. Autant de plastique n’est pas indispensable. Il semblerait que la moitié de notre caddy soit rempli d'emballages.
Si le plastique n’est pas en odeur de sainteté, et à juste titre... les emballages ont leur utilité! Ne serait-ce que pour prolonger la longévité des produits, ou pour garantir la sécurité alimentaire. Sans emballage, le gaspillage alimentaire augmenterait drastiquement.

Cela dit, il est possible de réduire la quantité de plastique utilisé!

En tant que consommateur, nous pouvons déjà éviter d’utiliser le plastique "à usage unique" comme les coton-tiges, pailles et spatules en plastique, par exemple. Les supermarchés, eux, pourraient choisir de ne plus placer ces produits dans leurs rayons. La généralisation des sachets biodégradables pour les fruits et légumes serait également plus que la bienvenue.