Dossier

Voyage : partez informé

11 septembre 2018
Vacancière et valise

11 septembre 2018

Un voyageur averti en vaut deux ! Pour vous éviter les anicroches, nous avons dressé une liste des dernières vérifications auxquelles procéder avant de partir. Et si la malchance devait s’en mêler, nous vous donnons les infos essentielles qui vous permettront de réagir et de faire respecter vos droits en cas de pépin.

Mobilité réduite?

Si vous êtes moins valide, temporairement ou de manière permanente, vous avez aussi le droit de voyager. Vous avez droit à une assistance et vous pouvez invoquer des droits appropriés. Il faut pour cela informer la compagnie de voyage à temps. 

Qu’entend-on par “mobilité réduite”? 

De qui parle-t-on au juste? Bien sûr, des moins valides, comme les aveugles, ou des personnes blessées qui doivent se déplacer à l’aide de béquilles ou d’un fauteuil roulant. Mais à côté de cela, il existe d’autres catégories de personnes qui ont du mal à se déplacer rapidement ou à prendre place n’importe où. La définition retenue par les règlements européens est très larges. Les femmes en état de grossesse avancée ou les personnes accompagnées d’un ou de plusieurs petits enfants incapables de parcourir de grandes distances peuvent elles aussi, dans certains cas, prétendre à cette protection. Les personnes obèses rencontrent souvent des problèmes, elles aussi. Dans tous les cas, il doit être possible de bénéficier d’une assistance (mais cela doit être examiné au cas par cas). 

Quels sont les moments auxquels les personnes à mobilité réduite ont effectivement besoin d’une assistance? La liste est longue. Le simple fait de se présenter à un guichet et de faire le check-in peut déjà poser problème. Il arrive souvent que le passager doive parcourir une longue distance avant d’atteindre la zone d’embarquement. Une aide au chargement et au déchargement des bagages est souvent utile, ou pour se rendre aux toilettes, ou encore lors du débarquement... 

Une assistance peut donc être demandée à chacun de ces moments, à condition toutefois que la demande soit proportionnelle et adaptée aux besoins spécifiques du passager. Ainsi, une personne peut avoir du mal à parcourir de longues distances, mais elle n’aura peut-être plus besoin d’aide pour monter à bord ou prendre place. Si l’on n’en tient pas compte, les services fournis aux autres passagers pourraient s’en ressentir. 

L’information est essentielle

Pour éviter toute surprise, tant au voyageur qu’à la société de transport, une information correcte sur l’accessibilité du transport est très importante. Les compagnies aériennes doivent, avant le début du voyage, informer les personnes à mobilité réduite des éventuels obstacles, par exemple des toilettes qui ne leur seraient pas accessibles ou un couloir pas assez large. Ces informations doivent figurer sur leur site web. 
D’autre part, il faut indiquer clairement où la personne doit se présenter à l’aéroport, au terminal ou à la gare pour être assistée. Notons également que tous les terminaux d’autobus ou de tourisme ne sont pas obligés de fournir une assistance. 

Avertissement préalable

Naturellement, la communication doit aller dans les deux sens. Pour permettre à la compagnie de prendre ses dispositions à temps, la personne à mobilité réduite est censée signaler à celle-ci, au moins 48 heures avant l’heure de départ annoncé, qu’elle souhaite voyager avec elle et en quoi le “problème” consiste exactement.

Si vous avez l’intention de prendre le train, vous devez vous manifester deux jours à l’avance. Seuls les voyages en train à l’étranger sont concernés, car la SNCB se contente d’un délai de 24 heures pour les autres. Pour les voyages en bus, vous devez avertir la société 36 heures à l’avance. Pour le voyage du retour ou la correspondance, vous n’avez pas de nouvelle demande à introduire si vous faites appel à la même société. 

Si vous devez remplir certaines conditions pour faire le déplacement (par exemple, être accompagné), ou s’il vous est finalement impossible de voyager à cause de votre mobilité réduite, la compagnie doit vous le signaler, par avis motivé, endéans les cinq jours ouvrables suivant la réservation. Le voyage réservé vous est bien sûr remboursé, ou alors une autre solution vous est proposée.