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IG bas: tout savoir sur ce régime

Parmi les régimes en vogue, le régime IG bas (pour "index glycémique bas") est l’un de ceux qui font couler le plus d’encre. Son objectif ? Limiter l’impact, sur votre glycémie, des aliments contenant des glucides afin de garder le contrôle sur son poids et sa santé. Parfois comparé au régime cétogène, le régime IG bas n’est pourtant pas aussi restrictif. On vous explique tout sur cette façon de s’alimenter.

Expertise:
Rédaction:
28 janvier 2026
cuisiner ig bas

Pour bien comprendre le régime IG bas et la façon dont il agit sur notre corps, il est nécessaire d’avoir en tête quelques fondamentaux: ainsi, les glucides, le glucose, la glycémie, et l’index glycémique sont des notions importantes.

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Les glucides, c'est quoi?

Les glucides et le sucre sont souvent confondus. Pourtant, le terme « glucides » qualifie un groupe d’aliments bien plus large, incluant tout ce qui est sucré, mais aussi beaucoup de produits dont le goût ne l'est pas forcément.

Pendant longtemps, on a parlé de sucres lents et de sucres rapides pour séparer les différents types d’aliments qui entrent dans la catégorie des glucides, mais aujourd’hui, on distingue plutôt :

  • Les glucides complexes que l’on trouve dans les féculents et les légumineuses, notamment. Ces éléments complexes doivent d’abord être décomposés durant la digestion pour pouvoir être utilisés par notre corps. Plus ils sont « complets » et riches en fibres (riz brun, farine complète…), plus ils sont digérés lentement. Ils sont indispensables au bon équilibre de notre microbiote.
  • Les glucides simples que l’on trouve dans les produits sucrés ne doivent pas être décomposés de la même façon que les glucides complexes. Ils sont donc digérés plus rapidement.

Quels aliments contiennent des glucides ?

Au naturel, on trouve des glucides dans :

  • Les fruits.
  • Les légumes : certains plus que d’autres comme le panais, la betterave..., beaucoup moins les légumes verts.
  • Les féculents : pâtes, pommes de terre, riz, pain et tout ce qui est à base de céréales.
  • Les légumineuses : pois cassés, pois chiches, haricots, lentilles.
  • Les sucres, le miel, le sirop d’agave, d'érable, de dattes…
  • Certains produits laitiers : ceux qui contiennent encore du lactose.

régime ig bas

Mais on peut ajouter à cette liste tous les sucres que l'on retrouve dans les produits transformés :

  • Sirops, confitures, chocolats, bonbons, biscuits, gâteaux, pâtisseries
  • Sucres utilisés comme ingrédients sous différents noms dans un grand nombre de produits industriels : sirop de maïs, maltose, sucre inverti, sirop de fruits
  • Sucres entrant dans la composition de produits industriels salés : plats préparés, chips, ketchup

Vous l'aurez compris : les glucides peuvent très vite constituer une part trop importante de nos apports alimentaires.

À quoi servent les glucides et pourquoi sont-ils importants ?

Les glucides sont essentiels à notre bon fonctionnement, car ils constituent le carburant privilégié de notre corps. C’est notre principale source d’énergie au quotidien, ce qui nous permet de bouger, de faire du sport et même de réfléchir, car ils alimentent aussi le cerveau.

Ces glucides devraient constituer 50 à 55 % de nos apports journaliers en calories. Ainsi, si vos besoins journaliers sont de 2000 kcal, cela correspond à 250-275 g de glucides par jour (1 g de glucides = 4 kcal). En privilégiant, autant que possible, les glucides complexes et présents naturellement dans le produit (féculents, légumes, fruits, légumineuses…), plutôt que les sucres ajoutés (maximum 10 % de nos apports quotidiens).

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Qu’est-ce que le glucose ? Et la glycémie ?

Pour atteindre nos cellules, les glucides que nous mangeons doivent d'abord, par le biais de la digestion, être décomposés pour donner des sucres simples, dont le glucose qui passe dans le sang, ce qui lui permet d'atteindre nos cellules pour jouer son rôle de carburant.

En conséquence, à chaque fois que nous consommons des glucides, nous faisons monter le taux de glucose dans notre sang, qu’on appelle aussi la glycémie. Or, ce taux de glucose doit rester en moyenne à un niveau stable, compris entre 0,7 et 1,1 g/L à jeun.

femme mesurant sa glycémie

Pour vérifier leur glycémie, les personnes diabétiques le font au moyen d'un glucomètre.

Plus le taux de glucose dépasse cette fourchette – on parle alors d'hyperglycémie – ou tombe sous cette fourchette – hypoglycémie –, plus le corps doit enclencher de mécanismes pour le ramener à la normale.

Et on parle de diabète si deux analyses sanguines faites à intervalle révèlent des taux supérieurs à 1,26 g/L à jeun, ou à plus de 2 g/L à un autre moment de la journée.

Traitement du diabète : conseils diététiques

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Qu'est-ce que l'index glycémique (IG)? Et les pics de glycémie?

Les régimes dits « IG bas » proposent d’atténuer ce que l’on appelle les pics de glycémie, c'est-à-dire les augmentations fortes et rapides du taux de glucose dans le sang. Et ce, notamment, en privilégiant les aliments entraînant une réponse glycémique modérée.

En effet, tous les aliments contenant des glucides ne font pas grimper notre taux de glucose sanguin de la même façon. Cela dépend de leur index glycémique.

L'index glycémique, c'est quoi ?

L'index glycémique, c'est la façon dont un aliment peut faire grimper beaucoup, moyennement ou pas du tout notre taux de glucose (glycémie) dans le sang.

Des scientifiques se sont penchés sur la question et ont établi ce que l'on appelle l'index (ou indice) glycémique (IG) de ce que nous mangeons.

  • Cet index varie de 0 (aucun impact) à 100 (impact maximum).
  • Un aliment avec un IG proche de 100 a donc un pouvoir hyperglycémiant beaucoup plus élevé qu'un aliment qui présente un IG de 20.

On parle d’aliments à index glycémique :

  • bas : quand l'IG est inférieur à 55
  • modéré : quand l'IG est compris entre 55 et 70
  • élevé : quand il est supérieur à 70

Comment mesure-t-on l'IG d'un aliment ?

Ces mêmes scientifiques ont comparé l'évolution du taux de glucose dans le sang après l'ingestion de 50 g d'un aliment X avec celle mesurée après l'ingestion de 50 g d'un aliment de référence (en général le glucose, qui a un IG de 100).

La glycémie était mesurée à intervalles réguliers sur une période de deux heures. Grâce à cela, ils ont obtenu une courbe par aliment indiquant la quantité totale de glucose libérée dans le sang après avoir consommé l'aliment, ainsi que la durée de son impact.

En regardant le graphique, on peut constater que plus l'index glycémique d'un aliment est élevé, plus il produit un « pic » de glycémie, c'est-à-dire une élévation forte et rapide. L'index glycémique est donc un indicateur précieux pour contrôler ces pics.

Il y a cependant quelques nuances importantes :

  • Ces mesures, faites après ingestion de l’aliment seul, à jeun, avec de l’eau, ne tiennent pas compte de l’impact que peuvent avoir les autres aliments sur l’index glycémique global du repas.
  • Si vous consommez des glucides en même temps que des graisses, des protéines et des fibres, ces autres aliments influenceront le pouvoir hyperglycémiant des glucides ingérés.
  • La taille de la portion consommée doit être prise en compte : un aliment peut avoir un index glycémique élevé, mais en petite quantité, son impact sur la glycémie peut rester limité.
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L’impact négatif des pics glycémiques trop fréquents sur notre organisme

Comme expliqué plus haut, consommer des glucides provoque des poussées plus ou moins élevées de glucose dans notre sang. C’est là qu’intervient une hormone essentielle pour ramener ce taux à la normale quand il est excessif : l'insuline.

1. La résistance à l'insuline (ou insulinorésistance)

Dans un premier temps, à force d’être trop souvent sollicitées par l’insuline, les cellules peuvent devenir moins sensibles à ses effets. Le pancréas doit alors produire plus d’insuline pour obtenir le même résultat. Et l’on sait que l’insuline favorise la conversion du glucose en graisses si celui-ci n’est pas utilisé rapidement, ce qui entraîne une prise de poids et une difficulté à perdre ces kilos, même en cas de régime.

De plus, l’insulinorésistance s’accompagne en général d’un stress oxydant au niveau des muscles et d’une inflammation chronique. Notez qu’on peut être en insulinorésistance sans être diabétique de type 2, mais si on ne la prend pas en charge, on risque fortement de le devenir.

2. Le prédiabète

Le prédiabète est une étape intermédiaire entre la résistance à l’insuline et le diabète. La glycémie est plus élevée que la normale, mais pas suffisamment pour poser un diagnostic de diabète. Il est donc indispensable — et encore temps — de rectifier le tir en améliorant son hygiène de vie.

3. Le diabète de type 2

On parle de diabète de type 2 lorsque le pancréas continue à produire de l’insuline, mais que les cellules n’y répondent plus. En réaction, le pancréas en produit davantage et finit par s’épuiser. Le corps n’arrive plus à réguler correctement le taux de sucre dans le sang, qui reste trop élevé.

Diabète de type 2 : causes, symptômes et traitements

Autrefois, le diabète de type 2 concernait surtout les adultes, mais il est aujourd’hui de plus en plus fréquent chez l’enfant. Or, le diabète peut conduire à des problèmes cardiovasculaires, rénaux, neurologiques, à des troubles de la vision, etc. Il est donc primordial d’éviter autant que possible son développement chez l’enfant, notamment en limitant les produits transformés (sodas, bonbons, pâtisseries, etc.).

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